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Fermeture de l’usine Teisseire en Isère : 167 postes menacés dans la production de sirops

Actualité > France > Entreprise > Industrie
Par Morgan publié le 20 octobre 2025 à 9h00.
Boisson rafraîchissante sur table avec plage et mer en arrière plan

Image d'illustration. Boisson rafraîchissante sur table avec plage et mer en arrière planADN

Le fabricant de sirops Teisseire prévoit d’arrêter la production dans son usine iséroise, entraînant la suppression de 167 postes. Cette décision impactera lourdement le tissu économique local et marque un tournant pour la célèbre marque française.

Tl;dr

  • Fermeture de l’usine Teisseire à Crolles en 2026.
  • 167 emplois supprimés, production transférée en Normandie.
  • Réorganisation due à dix ans de déclin financier.

Un symbole des Alpes contraint de s’effacer

Au fil des décennies, la marque Teisseire avait su s’imposer comme une figure familière dans le paysage du sirop français. Fondée à la fin du XVIIIe siècle, l’entreprise basée à Crolles, en Isère, semblait pourtant indétrônable. Pourtant, un long déclin a fini par avoir raison de ce bastion alpin. Ce jeudi, le groupe – passé sous le giron du brasseur danois Carlsberg en 2024 – a officialisé la fermeture du site historique d’ici avril 2026.

Derrière la décision : une décennie difficile

La direction explique que cette réorganisation s’avère « incontournable pour assurer la pérennité de l’entreprise ». Pour justifier cette fermeture, plusieurs facteurs sont avancés : des marges sous pression face aux grandes enseignes et fournisseurs, une concurrence exacerbée et un durcissement réglementaire… Mais aussi – et peut-être surtout – une évolution profonde des habitudes de consommation. De plus en plus, les boissons sucrées peinent à trouver leur place dans les foyers français. Résultat : depuis dix ans, Teisseire enchaîne les difficultés, son résultat d’exploitation glissant d’un bénéfice proche de 10 % du chiffre d’affaires en 2020 à une perte attendue de 2 % en 2025.

Séisme social à Crolles

Cette restructuration aura donc des conséquences lourdes : la suppression nette de 167 emplois, sur un peu plus de 200 postes concernés localement. Un plan d’accompagnement social devrait être détaillé dans les prochaines semaines ; une procédure d’information-consultation des représentants du personnel sera engagée. La direction assure vouloir « mettre en place les mesures d’accompagnement sociales adaptées ». Cependant, si aucun repreneur ne se manifeste, le printemps 2026 marquera définitivement l’arrêt des activités industrielles à Crolles.

Nouveau chapitre industriel et perspectives régionales

Quant au devenir de la production, celle-ci ne quittera pas totalement l’Hexagone. Elle sera désormais assurée par la société normande Slaur-Sardet, via un partenariat présenté comme garant du maintien des volumes produits en France. Ce choix s’inscrit dans une volonté affichée de préserver le savoir-faire tricolore tout en repensant l’organisation industrielle.

En résumé :

  • L’arrêt progressif du site isérois n’est que le reflet d’une crise structurelle qui frappe nombre d’acteurs historiques face aux nouveaux défis économiques et sociétaux.

Derrière les chiffres et les annonces, c’est aussi un pan du patrimoine régional qui s’apprête à disparaître.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un symbole des Alpes contraint de s’effacer
  • Derrière la décision : une décennie difficile
  • Séisme social à Crolles
  • Nouveau chapitre industriel et perspectives régionales
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