Ferrero rachète Kellogg dans une opération à 3,1 milliards de dollars

Image d'illustration. Céréales et chocolat noir. ADN
Le géant agroalimentaire Ferrero poursuit son expansion internationale en rachetant la division biscuits et snacking de l’américain Kellogg pour un montant de 3,1 milliards de dollars, consolidant ainsi sa position sur le marché mondial des produits sucrés.
Tl;dr
- Ferrero rachète WK Kellogg pour 3,1 milliards de dollars.
- L’opération renforce Ferrero sur le marché américain.
- Kellogg devient filiale de Ferrero après accord réglementaire.
Ferrero met la main sur WK Kellogg
L’appétit de Ferrero ne faiblit pas outre-Atlantique. Le géant italien de l’agroalimentaire, connu pour ses marques phares comme Kinder ou Nutella, vient d’annoncer le rachat du groupe américain WK Kellogg, célèbre spécialiste des céréales du petit-déjeuner telles que Corn Flakes, Froot Loops ou All-Bran. Ce rapprochement majeur a été officialisé ce jeudi et valorise la cible à près de 3,1 milliards de dollars, dette comprise.
Un accord stratégique et des actionnaires déjà conquis
Le détail financier est marquant : chaque action WK Kellogg sera acquise pour 23 dollars, soit une prime conséquente de 31 % par rapport au dernier cours coté à Wall Street mercredi. Déjà, des actionnaires représentant 21,7 % du capital ont affirmé leur soutien à l’opération. L’accord prévoit un paiement intégral en liquide, témoignant de la solidité financière du groupe italien. La transaction a reçu le feu vert des conseils d’administration respectifs et doit maintenant passer sous le regard attentif des autorités réglementaires et des actionnaires restants.
L’Amérique, nouvelle terre de conquête pour Ferrero
Ce n’est pas la première incursion américaine pour Ferrero. Comme le rappelait récemment le Wall Street Journal, l’italien avait déjà mis la main sur les activités de confiserie américaines de Nestlé en 2018 pour près de 2,8 milliards de dollars. Cette nouvelle acquisition confirme donc sa stratégie ambitieuse d’expansion aux États-Unis via des rachats ciblés. On observe d’ailleurs une réaction immédiate du marché : après l’annonce dévoilée en exclusivité par le média financier new-yorkais mercredi soir, le titre WK Kellogg s’est envolé de presque 50 % lors des échanges électroniques post-clôture.
Bataille mondiale autour des snacks et céréales
Le contexte concurrentiel s’intensifie. En parallèle à cette opération, une autre bataille se joue dans l’agroalimentaire : Mars, géant connu notamment pour Twix ou M & M’s, tente actuellement d’acquérir Kellanova (nouvelle entité issue de la scission opérée chez Kellogg en octobre 2023) pour la somme colossale de 36 milliards de dollars. Mais ce projet est freiné par une enquête approfondie ouverte fin juin par la Commission européenne, préoccupée par une éventuelle flambée des prix dans un climat d’inflation alimentaire persistante. Les enjeux se révèlent donc considérables pour toute l’industrie.
Pour résumer ces grandes manœuvres :
- Kellogg se scinde en deux entités : WK Kellogg (céréales) et Kellanova (snacks).
- Mars souhaite diversifier son portefeuille avec les snacks salés.
- L’Europe surveille étroitement l’impact potentiel sur les consommateurs.
Dans cette bataille internationale autour du petit-déjeuner et du snacking, chacun affine ses armes… mais l’issue reste encore pleine d’incertitudes.
