Malgré une envolée de ses ventes en France, BYD demeure dans le rouge
Le constructeur automobile chinois BYD voit ses ventes progresser significativement sur le marché français cette année. Malgré cette dynamique commerciale encourageante, l’entreprise demeure confrontée à un déficit financier sur le territoire national.
Tl;dr
- BYD France : chiffre d’affaires multiplié par six.
- Expansion rapide, mais pertes financières persistantes.
- BYD reste loin derrière Renault, Stellantis et Tesla.
Un bond spectaculaire sur le marché français
L’année écoulée a vu la filiale française du constructeur chinois BYD (Build Your Dreams) enregistrer une progression fulgurante. À peine un an après le véritable lancement de ses opérations dans l’Hexagone, le spécialiste des véhicules électriques et hybrides affiche un chiffre d’affaires qui atteint désormais 167 millions d’euros, contre seulement 29 millions douze mois auparavant. C’est bien simple : les revenus de la marque ont été multipliés par près de six, selon les chiffres consultés par l’AFP.
Croissance dynamique, équilibre encore lointain
Pourtant, si la courbe est ascendante, la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous. Les comptes de BYD France affichent en effet une perte dépassant 150.000 euros en 2024. Un paradoxe apparent lorsqu’on observe le volume des immatriculations : déjà 5.415 voitures BYD enregistrées en France en 2023, puis 5.908 sur les seuls six premiers mois de 2025. On le voit bien : la dynamique commerciale existe, même si l’équilibre financier se fait attendre.
Stratégie offensive et ambitions territoriales
Afin d’accélérer sa présence dans le paysage automobile français, la marque multiplie les initiatives. À ce jour, elle dispose de 68 points de vente, avec l’intention claire d’en ouvrir une trentaine supplémentaire avant la fin de l’année. « Nous voulons continuer à développer la marque, avec l’agrandissement de notre couverture territoriale et de notre gamme de produits », a confié le constructeur. Ce développement s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer tant la notoriété que la diversité des offres.
Voici quelques chiffres qui donnent la mesure du défi :
- Stellantis : 452.900 véhicules vendus en France en 2024
- Renault : 425.116 véhicules écoulés sur la même période
- Tesla : 40.709 immatriculations pour sa gamme électrique
- MG Motor : plus de 25.000 ventes recensées
Loin du peloton de tête… pour l’instant ?
Malgré cette croissance impressionnante, il convient cependant de garder à l’esprit que BYD, pour l’heure, demeure un acteur secondaire sur le marché français. Face aux mastodontes locaux comme Renault, ou aux géants internationaux tels que Tesla, les marges de progression restent considérables pour le constructeur asiatique – dont les ambitions affichées semblent pourtant ne connaître aucune limite apparente.
