Pourquoi la trottinette Globber séduit-elle autant les enfants et domine-t-elle le marché ?

Image d'illustration. Vacances scolaires. ADN
Plébiscitée par les plus jeunes, la trottinette Globber s’impose aujourd’hui comme un incontournable des cours de récréation. Design attractif, facilité d’utilisation et sécurité expliquent ce succès fulgurant auprès des enfants.
Tl;dr
- Globber domine la trottinette enfant avec 1,2 million d’unités vendues.
- Produit phare : Go Up, évolutif et éco-responsable.
- Monopole menacé par l’innovation des concurrents.
Une success story née dans les cours de récréation
Depuis plus d’une décennie, la marque Globber s’est imposée comme une référence incontournable au rayon des trottinettes pour enfants. Loin des rivalités d’antan — Nintendo ou Sega, Batman ou Superman — le débat semble tranché sur ce terrain-là : une trottinette, c’est une Globber, rien d’autre. En témoignent les chiffres : depuis sa création en 2014, plus de 1,2 million de modèles à trois roues ont trouvé preneur. Le modèle vedette, la Go Up, séduit à elle seule des centaines de milliers de familles chaque année et la croissance ne faiblit pas. Rien qu’en 2024, on compte déjà 200 000 ventes, soit une hausse de 10 % par rapport à l’an passé.
Un pari sur la qualité et la durabilité
Derrière ce succès, un choix assumé : miser sur un produit solide, conçu pour durer, loin des jouets à licence souvent jugés décevants. Pour Pascal Chaillou, directeur commercial et marketing chez Globber, il fallait « proposer une vraie trottinette, pensée pour l’enfant, pas juste un accessoire à l’effigie d’un héros du moment ». Un virage stratégique appuyé par l’intégration des fameux « trois R » : Recycler, Réutiliser, Réduire.
- Recycler : jusqu’à 100 % des matériaux utilisés dans certains modèles proviennent du recyclage.
- Réutiliser : grâce à la disponibilité de 500 pièces détachées et à leur facilité de remplacement (notamment les roues), ces trottinettes s’adaptent aux aléas du quotidien enfantin.
- Réduire : aspect pliable et compact inspiré d’autres succès français comme la poussette YoYo — une réponse bienvenue à la réduction de l’espace urbain.
L’objet évolutif qui accompagne l’enfant… et la fratrie
Le caractère évolutif du modèle Go Up est l’un des atouts majeurs selon les experts interrogés. Dès 15 mois, le mode « poussette » permet aux plus petits de s’initier en douceur ; puis vient le siège à roulettes pour les enfants dès deux ans, avant d’opter pour la version classique debout jusqu’à sept ans — voire davantage puisque le modèle supporte jusqu’à 50 kg. Un objet pensé pour passer d’un enfant à l’autre sans se soucier du genre ou de la couleur : unisexe donc transmissible au sein d’une même fratrie.
La praticité façon « Ikea », avec un montage-démontage accessible et progressif pour accompagner le développement moteur de l’enfant, rassure également nombre de parents.
Bientôt la fin du monopole ?
Aujourd’hui en France, près de neuf trottinettes évolutives sur dix arborent le logo Globber. Pourtant, rien n’est éternel : « C’est toujours transitoire… D’autres marques vont rattraper leur retard technique et créatif », glisse Johanna Volpert, professeure associée en marketing à Kedge Business School Bordeaux. On a vu le même phénomène avec la poussette YoYo qui fut longtemps indétrônable avant l’arrivée remarquée d’alternatives comme Looping. La compétition risque donc fort de relancer bientôt le débat dans les cours d’école…
