70 % des Québécois·es voient les épiceries à but non lucratif comme une solution pour améliorer l’accès à des aliments sains et abordables

MONTRÉAL, 21 sept. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) — 70 %. C’est la proportion de Québécois·es qui estiment que les épiceries à but non lucratif pourraient améliorer l’accès à des aliments sains et abordables selon un sondage Léger réalisé auprès de 1033 Québécois·es1. 64 % affirment qu’ils les privilégieraient aux grandes chaînes s’ils en avaient la possibilité.

À l’occasion de la campagne électorale, une dizaine d’organisations ayant à cœur une alimentation saine, accessible et abordable interpellent aujourd’hui l’ensemble des partis politiques pour la création d’une filière alimentaire à but non lucratif.

« Nous voulons profiter de cette campagne électorale pour poser une question fondamentale à tous les partis : soutiendriez-vous le développement d’une filière alimentaire à but non lucratif, composée en majorité d’acteur·rices de l’économie sociale et d’OBNL, ayant pour objectif de valoriser le milieu agricole tout en permettant à la population de se nourrir adéquatement et à un juste prix? Nous croyons qu’il est temps de développer une partie de notre système alimentaire autour d’objectifs de santé, d’accessibilité et d’intérêt collectif », affirme Thomas Bastien, directeur général de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ).

Des chiffres qui illustrent des inégalités alimentaires importantes

L’analyse des habitudes d’achat de ménages montréalais réalisée par NielsenIQ met en lumière des écarts importants2. Les ménages dont le revenu est inférieur à 20 000 $ dépensent en moyenne 4 838 $ annuellement en alimentation, comparativement à 7 883 $ chez les ménages gagnant 125 000 $ ou plus, un écart de 63 %. Alors que ces données portent sur l’année 2025, le contexte économique actuel soulève des inquiétudes quant à une possible aggravation de ces écarts, particulièrement pour les ménages à plus faible revenu.

Les inégalités touchent également la nature des aliments achetés. Les ménages à faible revenu dépensent moins pour les aliments non transformés, comme les fruits et les légumes. Les écarts de dépenses en fruits et légumes peuvent atteindre un rapport de 1,7 entre les ménages à faible et à haut revenu. Ces inégalités ne sont pas sans conséquences : elles contribuent aux inégalités de santé et font de l’accès à une alimentation nutritive et abordable un enjeu de santé publique.

Une population ouverte à des alternatives

Le sondage Léger révèle une ouverture importante envers les modèles alimentaires à but non lucratif3. En effet, 70 % des répondant·es estiment que les épiceries à but non lucratif pourraient améliorer l’accès à des aliments sains et abordables au Québec.

Plus encore, 64 % indiquent qu’ils privilégieraient une épicerie à but non lucratif plutôt qu’une grande chaîne s’ils en avaient la possibilité. À l’inverse, seulement 38 % considèrent que les grandes chaînes d’épicerie ont à cœur les intérêts et le bien-être des consommateur·rices.

« Ces résultats témoignent de la nécessité de développer d’autres modèles et de l’ouverture de la population à leur égard. Il ne s’agit pas de remplacer l’ensemble du système alimentaire actuel, mais de renforcer un secteur complémentaire dont la mission première est de répondre aux besoins de la population », poursuit M. Bastien.

Vers une filière alimentaire à but non lucratif

Cette filière alimentaire à but non lucratif contribuerait à dynamiser l’économie locale tout en soutenant et en valorisant les producteur·rices locaux·ales du Québec. Elle repose sur deux chantiers complémentaires :

  1. Le développement et la protection d’infrastructures alimentaires collectives
    Ce chantier porte sur les espaces d’entreposage, de transformation, de distribution et autres infrastructures nécessaires aux organismes et initiatives alimentaires. L’objectif est de permettre au secteur à but non lucratif de consolider et de développer ses propres capacités d’action en devenant propriétaire d’infrastructures alimentaires collectives gérées par l’économie sociale, tout en collaborant directement avec les producteur·rices locaux·ales.

  2. Le renforcement des réseaux existants et le développement de nouveaux modèles de distribution
    Ce chantier vise à renforcer le tissu d’organisations existantes et à soutenir le développement de nouvelles formes de distribution afin d’améliorer l’accès à des aliments nutritifs et abordables dans les différents territoires, que ce soit via la distribution directe à la population ou la distribution institutionnelle.

Ce communiqué est cosigné par Thierry Bachelier pour le Réseau Alimentaire de l’Est de Montréal, Malek Batal pour la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités en nutrition et en santé, Julien Baranger pour le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ), Jennifer Brennan pour le Dépôt Centre communautaire d’alimentation, Virginie Grenier-Deschênes pour la Corbeille de Pain et le Réseau en sécurité alimentaire de l’Ouest-de-l’Île, Isaure Lefeuvre pour la Mutuelle d’approvisionnement des marchés solidaires (MAMS), Marc-André Simard pour le Chic Resto Pop et Aaron Vansintjan pour le Réseau pour une alimentation durable (RAD).

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité. L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.

Contact
Véra Ferret, Directrice des communications et responsable des relations publiques
Association pour la santé publique du Québec
Cellulaire : 450-626-8879 — Courriel : vferret@aspq.org

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1 Sondage Léger réalisé du 1er au 3 mai 2026 pour le compte de l’Association pour la santé publique du Québec auprès de 1033 répondant·es.
2 Analyse NielsenIQ – Panel Omnishopper, Montréal, données pour les 52 semaines se terminant le 27 décembre 2025.

Benjamin

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

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