À Paris, Lula presse Macron sur le libre-échange et affiche son optimisme

agriculture champ tracteur
Image d'illustration. Agriculture champ tracteur — ADN

En visite à Paris, le président brésilien Lula a encouragé Emmanuel Macron à finaliser l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, affichant sa confiance dans la possibilité d’un compromis malgré les réticences françaises persistantes.

Tl;dr

  • Lula presse la France sur l’accord UE-Mercosur.
  • Paris reste opposé, invoquant la protection agricole.
  • Coopération renforcée entre Brésil et France annoncée.

Un contexte international tendu

La scène diplomatique européenne a été marquée, ce jeudi, par la visite à Paris du président brésilien Lula. À l’heure où le monde fait face à des tensions croissantes – guerres en Ukraine et au Proche-Orient, mais aussi multiplication des surtaxes douanières américaines –, renforcer les liens avec un « grand État émergent » comme le Brésil prend un relief tout particulier. Cette rencontre intervient alors que le pays sud-américain s’apprête à accueillir la COP30 en novembre prochain et assure cette année la présidence tournante du bloc des Brics.

L’accord UE-Mercosur au cœur des débats

Point d’orgue de cette visite : l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, vaste marché réunissant notamment le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Lors d’une conférence de presse à l’Élysée, Lula n’a pas hésité à interpeller son hôte : « Mon cher Macron, ouvrez un petit peu votre cœur », lançait-il. Pour lui, cet accord représenterait « la meilleure réponse que nos régions puissent apporter face au contexte incertain créé par le retour de l’unilatéralisme et du protectionnisme tarifaire ». Le président brésilien s’est même montré déterminé : « Je ne vais pas laisser la présidence de Mercosur sans un accord avec l’Union européenne ».

Divergences franco-brésiliennes persistantes

Pourtant, Paris campe sur ses positions. Aux yeux d’Emmanuel Macron, cet accord dans sa forme actuelle « fait porter un risque pour l’agriculture des pays européens ». En écho, les ministres de l’Agriculture français, hongrois et autrichien ont réaffirmé dans un communiqué leurs « fortes préoccupations… déséquilibré au détriment des intérêts agricoles européens ». Si certains membres comme l’Allemagne ou l’Espagne, s’affichent plus favorables, la France reste une voix dissonante sur ce dossier.

Nouvelles perspectives de coopération bilatérale

Malgré ces désaccords, le dialogue reste constructif. La première visite d’État d’un président brésilien en France depuis 2012 s’est poursuivie par un dîner officiel et la signature d’accords dans plusieurs secteurs stratégiques :

  • Santé publique
  • Energie et environnement
  • Domaine technologique et défense

Des convergences qui témoignent du désir partagé de renforcer une coopération bilatérale déjà solide. Pour les observateurs, ce rapprochement pourrait peser lourd lors des prochains grands rendez-vous internationaux.

Benjamin

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

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Agriculture Brésil Emmanuel Macron France Mercosur Union européenne

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