Le guichet de l’aide carburant de 100 euros reste ouvert un mois de plus. Pour les ménages modestes comme pour certains secteurs, les règles bougent peu.
En bref
- Date limite repoussée au 30 septembre
- Aide de 100 euros inchangée
- Aides pros maintenues jusqu’en octobre
Plus de 1,5 million de personnes éligibles n’avaient toujours pas demandé leur aide carburant, alors que 1,4 million de dossiers ont déjà été déposés. C’est ce décalage qui explique le report annoncé par Maud Bregeon. Le guichet pour l’indemnité de 100 euros, dite des gros rouleurs, restera finalement ouvert jusqu’au 30 septembre.
Un mois de plus pour ceux qui n’ont pas encore fait la demande
Le gouvernement prolonge donc d’un mois cette aide destinée aux ménages modestes qui dépendent de leur voiture pour aller travailler. Dans les faits, rien ne change sur le montant, mais le calendrier, lui, bouge. Et ce n’est pas anecdotique: avec des prix à la pompe toujours proches de 2 euros le litre, ce report laisse un peu d’air à des foyers qui n’avaient pas encore fait la démarche.
L’aide de 100 euros reste réservée à un profil bien précis
Cette indemnité ne vise pas tous les automobilistes. Elle cible les Français les plus modestes contraints d’utiliser leur véhicule pour leur emploi.
Pour y avoir droit, il faut soit effectuer au moins 30 kilomètres aller-retour par jour entre le domicile et le travail, soit parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans un cadre professionnel. L’aide, annoncée initialement par Sébastien Lecornu, garde donc ses critères stricts. Résultat? Ceux qui pensaient à une remise généralisée à la pompe peuvent passer leur chemin.
Agriculteurs, pêcheurs, BTP: les remises restent en place
Le prolongement ne concerne pas seulement les particuliers. Maud Bregeon a aussi confirmé le maintien, pour septembre et octobre, des soutiens ciblés aux secteurs les plus exposés.
Les montants restent identiques: 15 centimes par litre pour les agriculteurs, 20 centimes pour les entreprises du BTP et 25 centimes pour les pêcheurs. En revanche, les transporteurs sortent du dispositif. Le ministère de l’Énergie estime que ce secteur a pu répercuter la hausse des prix sur ses contrats.
Une facture de 70 millions d’euros par mois pour l’État
Le coût est loin d’être symbolique. Selon Maud Bregeon, l’ensemble représente 70 millions d’euros par mois.
Matignon détaille la répartition: 55 millions pour les agriculteurs, 8 millions pour le BTP, 6 millions pour les pêcheurs. Le tout dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui maintiennent les carburants à un niveau élevé. Pour vous, l’enjeu est simple: tant que les prix restent hauts, ces aides ciblées servent surtout d’amortisseur, pas de solution durable.