Airbags Takata : le gouvernement ordonne l’arrêt immédiat de certains véhicules très répandus

Image d'illustration. Intérieur de voiture grand angle
Image d'illustration. Intérieur de voiture grand angle — ADN

Le gouvernement alerte les propriétaires de plusieurs modèles automobiles très répandus, équipés d’airbags Takata défectueux. Face au risque de blessures graves, il recommande fortement de ne plus utiliser ces véhicules jusqu’à leur réparation.

  • Immobilisation urgente des Citroën C3 et DS3 concernées.
  • Airbags Takata liés à plusieurs accidents graves, dont des décès.
  • 2,3 millions de véhicules français restent à réparer.

Un danger persistant sous le capot

Derrière la façade rassurante de nombreux véhicules circulant en France se cache un risque bien réel : celui posé par les airbags Takata, installés entre 1998 et 2019 sur des millions d’automobiles. Au fil des mois, la liste des marques touchées s’est allongée – Audi, Ford, Peugeot, Toyota, pour n’en citer que quelques-unes. Pourtant, l’urgence n’a jamais été aussi palpable qu’après la décision prise le 17 juin par le ministère des Transports.

L’heure de l’immobilisation pour certaines Citroën et DS

Ce mardi-là, c’est une mesure rare qui tombe : sur demande du ministre des Transports, Philippe Tabarot, toutes les Citroën C3 et DS3 nécessitant un changement d’airbag doivent être immobilisées. Une consigne ferme – « stop drive » – adressée aux conducteurs concernés. Jusque-là, on recommandait simplement de remplacer l’airbag défectueux au plus vite. Cette fois, il est formellement demandé de ne plus utiliser ces modèles tant que l’intervention n’a pas eu lieu.

Lourds bilans et rappels massifs

Ce durcissement intervient après un accident dramatique à Reims. Une mère de famille y a perdu la vie suite à l’explosion de son airbag lors d’un choc. Sa fille de 13 ans a, elle aussi, été blessée. En réalité, ce n’est pas un cas isolé : les autorités recensent déjà 29 accidents imputés à ces airbags défaillants, avec au moins 12 morts – majoritairement dans les territoires d’Outre-mer. Un rappel massif est donc lancé, ciblant notamment les véhicules exposés à la chaleur ou à l’humidité, facteurs aggravant les risques.

Voici ce que doivent faire en priorité les automobilistes :

  • Vérifier si leur véhicule (construit entre 1998 et 2019) est concerné.
  • Contacter leur constructeur ou concessionnaire sans délai.
  • Faire remplacer gratuitement l’airbag dans un garage agréé.

Lente mobilisation face au risque

Malgré la gravité du problème, près de 2,3 millions de voitures françaises demeurent équipées d’airbags Takata non remplacés. Chez Stellantis, maison mère de Citroën, on se défend : une lettre recommandée avait bien été envoyée à la victime avant l’accident fatal – hélas revenue faute d’adresse valide. Selon l’entreprise, près de 70% des modèles concernés ont déjà été traités. Mais il reste beaucoup à faire : la vigilance s’impose pour éviter que le drame ne se répète.