Découvrez comment Bosch, le géant de l'électronique, force la petite entreprise toulousaine de vélos Botch à abandonner son nom !
Tl;dr
- La multinationale « Bosch » s’oppose à l’entreprise toulousaine « Botch Cargo Bikes ».
- « Botch » risque de perdre son nom suite à une mise en demeure de « Bosch ».
- « Botch » envisage de changer son nom suite à cette affaire juridique.
Un géant contre un artisan
Confrontation inattendue entre le mastodonte industriel « Bosch » et la petite entreprise toulousaine « Botch Cargo Bikes ». Cette dernière, connue pour la fabrication de vélos-cargos sur mesure et recyclés, se retrouve dans le viseur de la multinationale allemande. En cause : une ressemblance jugée confuse entre les deux noms de marques.
Un nom à l’ancrage local
Thomas Gras, le fondateur de Botch, a choisi ce nom pour son entreprise en octobre 2021. « C’est un marqueur local, un mot occitan qui signifie ‘fou’. Il n’y avait pas d’autres expressions plus significatives de Toulouse que ‘botch' », explique-t-il. Ce choix s’est transformé en un véritable casse-tête juridique.
Une mise en demeure inopinée
La polémique a commencé lorsque Botch Cargo Bikes a déposé sa marque à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Suite à cela, un cabinet d’avocats a envoyé une mise en demeure à l’entreprise toulousaine, au nom de Bosch. Celle-ci demande la suppression de tout ce qui fait référence à Botch, de la marque à la raison sociale. « Ils veulent qu’on change tout », regrette Thomas Gras.
Un avenir incertain
Botch est prête à faire des concessions, mais la procédure s’annonce compliquée. Si un changement de nom semble inévitable, l’entreprise a demandé un délai de douze mois pour se restructurer. « Ce n’est pas rien de repartir de zéro sur l’identité de sa société », souligne le fondateur. Malgré la difficulté de cette épreuve, l’entreprise reste déterminée à continuer sa mission : produire des vélos-cargos sur mesure et recyclés.