Des voleurs dévalisent un magasin en pleine « Labubu Mania » : 6000 euros de peluches envolés

Image d'illustration. Gros plan d une main d enfant tenant un animal en pelucheADN
Un magasin a été la cible de voleurs déterminés, prêts à tout pour mettre la main sur des peluches Labubu très recherchées. Le butin s’élève à 6000 euros, après des dégradations importantes dans le commerce.
Tl;dr
- Vol de peluches Labubu à Los Angeles.
- Objets de mode prisés, valeur jusqu’à 500 $ pièce.
- Phénomène lié à la rareté et la spéculation.
L’irrésistible ascension du phénomène Labubu
Difficile aujourd’hui d’échapper à la fièvre Labubu. D’abord réservé aux collectionneurs avertis, ce personnage inventé par l’illustrateur Kasing Lung à Hong Kong s’est glissé dans les vitrines branchées avant d’envahir la rue. Devenu mascotte de la marque Pop Mart, le petit monstre au sourire narquois s’affiche désormais sur les sacs à main, accroché comme un bijou précieux – et suscite l’engouement des foules. Les variantes colorées, parfois roses ou vertes, créent une course effrénée aux éditions limitées.
Le cambriolage qui frappe La Puente
Mais à mesure que le désir grandit, les convoitises s’exacerbent. Preuve en est : dans la nuit du 5 au 6 août 2025, la boutique One Stop Sales, installée à La Puente, près de Los Angeles, a subi un cambriolage d’envergure. Les images de vidéosurveillance montrent quatre individus masqués retournant le magasin en quête de trésors moelleux. Au total, les pertes s’élèveraient à près de 25 000 dollars, dont environ 7 000 dollars en peluches Labubu. Les gérants racontent sur Instagram : « Nous avons été cambriolés vers 1h30 du matin. » Un appel vibrant circule sur les réseaux : « Ils ont emporté tout notre stock et saccagé notre magasin… Nous sommes encore sous le choc. »
Derrière le succès : identité, rareté et marché parallèle
Comment expliquer pareille ferveur – et désormais pareille délinquance ? La recette mêle plusieurs ingrédients irrésistibles :
- Portabilité : chaque peluche se clipse aisément au sac ou à la veste.
- Identité : chaque modèle exprime une humeur, une couleur ou un style unique.
- Rareté : des séries limitées transforment l’achat en chasse au trésor.
Face à cet engouement, certains exemplaires peuvent atteindre 500 dollars pièce. Le marché secondaire flambe : échange, revente, spéculation… Rien n’arrête ceux qui rêvent d’accrocher leur propre Labubu.
L’ombre du crime plane sur un phénomène pop
Ce n’est donc pas un hasard si des malfaiteurs – selon le shérif cité par NBC News, repartis dans une voiture volée – se sont intéressés à ces peluches devenues symboles de statut et objets de luxe miniature. De l’étagère des collectionneurs au bras des célébrités sur Instagram, le chemin est court pour qu’un accessoire mignon devienne cible des convoitises… et attire la criminalité.
