Donald Trump met la pression sur les laboratoires pour obtenir une baisse des prix des médicaments

Image d'illustration. Rayon PharmacieADN
Donald Trump accentue la pression sur les laboratoires pharmaceutiques américains, exigeant une réduction significative des prix des médicaments. Cette offensive s’inscrit dans sa volonté affichée de rendre les traitements plus accessibles pour les citoyens.
Tl;dr
- Trump menace 17 groupes pharmaceutiques de représailles.
- Demandes de baisse des prix avant le 29 septembre.
- Les actions en Bourse des labos chutent.
Un avertissement sans détour aux géants pharmaceutiques
En pleine tension sur les prix des médicaments, le président américain Donald Trump vient de hausser le ton. Jeudi, il a adressé pas moins de 17 courriers à autant d’entreprises pharmaceutiques, leur enjoignant de revoir à la baisse les tarifs pratiqués aux États-Unis sous peine de sanctions. Cette offensive fait suite à plusieurs tentatives de négociation infructueuses. Par la voix de sa porte-parole, Karoline Leavitt, la Maison-Blanche a confirmé ces envois lors d’une conférence de presse, lisant notamment la lettre expédiée au PDG d’Eli Lilly, David Ricks. Immédiatement après, l’intégralité des courriers a été publiée via la plateforme Truth Social du chef de l’État.
L’ombre d’une promesse électorale non tenue
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un engagement phare du mandat précédent : aligner les prix américains sur ceux des autres grandes puissances économiques. Dès le mois de mai, Donald Trump promettait une chute « presque immédiate » — jusqu’à 90 % — du coût de certains traitements pour les familles américaines. Pourtant, ce chantier avait jusque-là peiné à aboutir, laissant planer un parfum d’inachevé depuis sa première présidence.
L’écart persistant avec l’Europe pointé du doigt
La pression monte alors que les États-Unis demeurent parmi les pays où les médicaments sur ordonnance sont les plus onéreux. Une étude signée Rand Corporation révèle que les Américains déboursent, en moyenne, 2,5 fois plus que les Français pour se soigner. Cette différence frappe particulièrement lorsque l’on sait que des géants tels que Merck, Novartis, Pfizer, AstraZeneca, Novo Nordisk ou encore Sanofi figurent sur la liste noire du président.
Secteur chahuté à Wall Street
Les réactions n’ont pas tardé sur le marché boursier new-yorkais : certaines valeurs du secteur pharmaceutique ont rapidement vacillé. Parmi celles-ci :
- Eli Lilly : -1,33 %
- Merck : -3,59 %
- Novo Nordisk : -4,65 %
- AstraZeneca : -3,26 %
- Pfizer : -1,42 %
Une volatilité qui traduit l’inquiétude face à la perspective d’engagements « fermes » exigés par le président d’ici au 29 septembre et à ses menaces explicites : « Si vous refusez d’agir, nous déploierons tous les moyens à notre disposition pour protéger les familles américaines contre les pratiques abusives en matière de prix des médicaments ».
Face à cette pression présidentielle inédite, reste à voir si l’industrie jouera le jeu ou si un nouveau bras de fer s’engagera dans les semaines à venir.
