François Ruffin appelle l’État français à acquérir des actions d’ArcelorMittal

Image d'illustration. Feuilles d'aluminium produites en usine. ADN
Découvrez pourquoi François Ruffin propose une idée audacieuse : l'État français en tant qu'actionnaire d'ArcelorMittal !
Tl;dr
- ArcelorMittal annonce 600 suppressions de postes dans le nord de la France.
- Les syndicalistes et des voix de gauche demandent l’intervention de l’Etat.
- Les suppressions de postes toucheront divers sites et fonctions de l’entreprise.
Suppression de postes chez ArcelorMittal : appel à l’intervention de l’État
Le géant de la sidérurgie, ArcelorMittal, a annoncé ce jeudi la suppression de 600 postes dans le nord de la France. Cette nouvelle a rapidement suscité des réactions, notamment celles des syndicats et de figures politiques de gauche qui ont appelé l’État à intervenir.
L’industrie sidérurgique face à une crise sans précédent
Cette situation intervient dans un contexte de crise historique pour l’industrie sidérurgique européenne. En effet, ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, a dû suspendre d’importants projets d’investissements dans la décarbonation du site de Dunkerque. La concurrence, notamment chinoise, met à mal l’acier décarboné européen, malgré des appels répétés pour des mesures de protection.
Les syndicats et la gauche montent au créneau
Des voix se sont élevées pour demander une intervention de l’Etat. Parmi elles, « François Ruffin, député de gauche de la Somme », qui estime que l’entrée au capital de l’État ne suffit pas. Il prône l’instauration de mesures de protection comme des taxes aux frontières, des barrières douanières ou des quotas d’importation.
Le secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Dunkerque, Gaëtan Lecocq, a, lui aussi, demandé une action rapide de l’État. Selon lui, si rien n’est fait, « des milliers, voire des dizaines de milliers d’emplois » pourraient être menacés.
Les sites concernés et la réaction du ministère de l’Industrie
Les suppressions de postes annoncées par ArcelorMittal toucheront principalement les fonctions supports, qui seront délocalisées vers l’Inde, ainsi que la production. Les sites de Dunkerque, Florange, Basse-Indre, Mardyck, Mouzon, Desvres et Montataire, qui emploient au total quelque 7.100 salariés, seront concernés.
Face à l’inquiétude des travailleurs et des syndicats, le ministère français de l’Industrie a réagi en insistant sur la nécessité de restaurer la confiance et de convaincre l’entreprise que la Commission européenne sera capable de mettre en place des mesures de protection suffisantes.
