Freinages fantômes : l’inquiétude grandit face aux arrêts inopinés de voitures, quel bilan ?

Image d'illustration. Station service. ADN
L’apparition de freinages soudains et inexpliqués sur certains véhicules suscite des interrogations au sein des autorités. Face à la multiplication de ces incidents, les pouvoirs publics cherchent à comprendre l’origine du phénomène et à évaluer les risques pour la sécurité routière.
Tl;dr
- Enquête sur des freinages brusques de voitures récentes.
- Toutes les marques, surtout Peugeot, Citroën, Skoda concernées.
- L’aide à la conduite en cause, pétition lancée.
Enquête ouverte après des incidents de freinage brusque
Le ministère des Transports a décidé de lancer une série d’évaluations et d’interroger les principaux constructeurs automobiles, à la suite de signalements préoccupants concernant des cas de freinages soudains et inexpliqués sur des véhicules récents. L’information, révélée ce vendredi 15 août 2025, intervient alors que plusieurs automobilistes ont été confrontés à ce problème sur différentes routes du territoire.
Des témoignages qui s’accumulent
C’est au détour d’un échange survenu le 7 août entre une automobiliste touchée, Joanna Peyrache, et le service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM), que l’affaire prend de l’ampleur. L’incident en question remonte à avril : sa Peugeot 208, alors qu’elle circulait sur l’autoroute A40, a freiné brutalement sans raison apparente avant d’être percutée par l’arrière. « J’ai reçu des centaines de témoignages. À chaque fois, ce sont des véhicules récents entre 2017 et 2025. Toutes les marques sont concernées même si Peugeot, Citroën et Skoda sont les plus citées », rapporte-t-elle dans une déclaration relayée par Le Parisien.
Les autorités confirment que d’autres cas similaires ont été rapportés directement auprès du ministère ; une accumulation qui a convaincu les pouvoirs publics d’agir rapidement.
L’aide à la conduite dans le viseur
Une constante ressort dans l’ensemble de ces incidents : la présence d’un système d’aide à la conduite, souvent lié au freinage automatique d’urgence. Si toutes les marques sont citées, certains noms reviennent avec insistance comme Peugeot, Citroën ou encore Skoda. Les campagnes de rappel menées par le SSMVM – déjà responsable du suivi des airbags défectueux Takata – rappellent que l’organisme n’en est pas à son premier dossier sensible dans l’automobile.
Pour ceux qui suivent cette affaire avec attention, voici quelques points saillants tirés des nombreux retours reçus :
- Véhicules concernés : modèles récents produits entre 2017 et 2025.
- Systèmes incriminés : assistance électronique au freinage.
- Diversité : toutes marques touchées, mais certaines plus fréquemment citées.
Pétition et mobilisation citoyenne timide
Sur le terrain citoyen, la mobilisation peine encore à prendre son envol. Lancée le 6 août via le site de l’Assemblée nationale, une pétition demandant une « enquête et une réforme sur les systèmes de freinage d’urgence automatique » n’a recueilli qu’une centaine cinquantaine de signatures pour l’heure. Son texte insiste sur le caractère non isolé du phénomène : « Ces situations ne sont pas des cas isolés. Plusieurs marques de voitures sont concernées… » De plus, il est avancé qu’au moins une victime aurait perdu la vie suite à un accident lié à ce dysfonctionnement.
Si beaucoup attendent désormais les conclusions du ministère, cet épisode rappelle combien la sécurité offerte par les nouvelles technologies embarquées demeure sujette à vigilance – voire parfois remise en question par ceux qui en font directement les frais.
