Découvrez comment tous les étudiants vont pouvoir désormais profiter d'un repas complet à seulement 1 euro !
Tl;dr
- Assemblée nationale approuve accès à repas à un euro pour tous les étudiants.
- Proposition de loi étend la mesure aux non-boursiers, coût estimé à 90 millions d’euros.
- Ministre de l’Enseignement supérieur exprime son désaccord pour des raisons financières.
L’Assemblée nationale approuve les repas à un euro pour tous les étudiants
Le jeudi dernier, une proposition de loi socialiste a été adoptée à une large majorité à l’Assemblée nationale. Ce texte vise à offrir à tous les étudiants l’accès à des repas à un euro, une mesure initialement réservée aux étudiants boursiers et précaires. Malgré quelques réticences, la majorité des députés macronistes se sont abstenus de voter.
Une mesure pour soutenir les étudiants en difficulté financière
La proposition de loi, portée par Fatiha Keloua Hachi, a été votée par 149 députés, principalement issus de la gauche, du RN et du groupe centriste Liot. Elle vise à étendre les repas à un euro dans les restaurants et points de vente gérés par les Crous (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) à tous les étudiants. L’objectif est de répondre à la précarité étudiante qui s’accroît. En effet, 36 % des étudiants déclarent avoir déjà sauté souvent ou de temps en temps des repas par manque d’argent, selon une enquête de l’Ifop. La mise en place de cette mesure représenterait une somme de 90 millions d’euros par an.
Une opposition du ministre de l’Enseignement supérieur
Malgré l’approbation de l’Assemblée nationale, Philippe Baptiste, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a exprimé son désaccord. Il a mis en avant une « perte de recettes considérables » pour le réseau des Crous, estimée à 50 millions d’euros. Il a également souligné la nécessité de développer l’offre, alors qu’aujourd’hui, « de trop nombreux étudiants renoncent à manger en raison de files d’attente interminables ».
La nécessaire émancipation des étudiants selon la gauche
Face à ces arguments, la gauche a préféré insister sur la nécessité de favoriser l’émancipation des étudiants vis-à-vis de leur famille, et les « trous dans la raquette » dans le système des bourses. Le RN a voté pour la mesure, son député Bruno Clavet ayant défendu en vain un amendement visant à réserver ces repas aux étudiants français.