Les énergies renouvelables assurent désormais un tiers de l’électricité consommée en France

Image d'illustration. Force eolienne parc marinADN
Les énergies renouvelables occupent désormais une place significative dans le paysage énergétique français, représentant environ un tiers de la consommation d’électricité. Cette progression marque un tournant majeur vers une production électrique plus respectueuse de l’environnement.
Tl;dr
- L’électricité renouvelable couvre un tiers de la consommation française.
- La production a bondi, tirée par le solaire et l’hydraulique.
- L’hydraulique reste la deuxième source après le nucléaire.
Une progression marquée des énergies renouvelables en 2024
L’année 2024 aura été, pour la France, celle d’un nouveau cap franchi dans la part des énergies renouvelables au sein de son mix électrique. Selon le dernier Panorama publié ce lundi, un tiers de l’électricité consommée sur le territoire provient désormais de sources renouvelables. Un chiffre qui illustre la transformation progressive du secteur et qui résonne avec les ambitions affichées lors des précédentes COP.
Solaire et hydraulique : moteurs de cette croissance
Au cœur de cette dynamique, deux filières se distinguent nettement. D’une part, l’essor constant du solaire, qui enregistre une croissance de +10 % sur un an. D’autre part, la spectaculaire remontée du secteur hydraulique, dont la production s’est accrue de 27 % en comparaison à l’année précédente. Ces chiffres, issus du rapport conjoint entre le Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’Agence ORE ainsi que les gestionnaires de réseaux Enedis et RTE, témoignent d’une volonté affirmée de diversifier les ressources énergétiques nationales.
Comparaison avec le nucléaire : nuances et perspectives
Si la France reste attachée à son parc nucléaire – celui-ci ayant généré 361,7 térawattheures (TWh) d’électricité en 2024 selon EDF –, les productions issues du renouvelable atteignent désormais un niveau record : 150 TWh exportations comprises, soit une hausse notable de 9,8 % en un an. La filière hydraulique conserve sa place de deuxième pilier énergétique derrière le nucléaire grâce à ses 25,7 gigawatts (GW) installés ; suivent ensuite l’éolien terrestre (9,6 %), puis le solaire (5,7 %) en parts de consommation totale.
Voici comment se répartissent ces contributions dans la consommation électrique française :
- L’hydraulique couvre désormais près de 15,8 %,
- L’éolien terrestre s’établit à 9,6 %,
- Tandis que le solaire fournit environ 5,7 %.
L’éolien en mer, encore en phase d’installation de ses premiers parcs industriels, pèse pour moins d’1 %, mais pourrait voir son rôle croître sensiblement dans les prochaines années.
Vers un équilibre plus vert ?
Ces avancées sont-elles durables ? Il faut reconnaître que les résultats enregistrés traduisent autant une politique volontariste qu’une adaptation aux nouveaux défis climatiques. Si certaines incertitudes demeurent – météo imprévisible ou investissements fluctuants –, la trajectoire engagée semble robuste. Pour l’heure, difficile toutefois d’imaginer un basculement total tant que le poids du nucléaire demeure aussi structurant dans notre paysage énergétique national.
