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L’euro numérique : ce que l’on sait sur cette alternative européenne à Visa et MasterCard

Actualité > Argent > Europe > Euro
Par Germain Montor,  publié le 14 février 2026 à 8h00.
Poignée de pièces en euros sur une table en bois

Image d'illustration. Poignée de pièces en euros sur une table en boisADN

L’euro numérique, projet piloté par la Banque centrale européenne, ambitionne d’offrir un moyen de paiement électronique accessible à tous. Cette initiative cherche à réduire la dépendance aux réseaux privés comme Visa et MasterCard dans les transactions quotidiennes.

Tl;dr

  • L’euro numérique vise à réduire la dépendance aux États-Unis.
  • Déploiement prévu entre 2027 et 2029 par la BCE.
  • Banques et parlementaires restent divisés sur ce projet.

Vers une alternative européenne face aux géants américains

Mardi, les députés européens ont franchi une étape symbolique en soutenant le projet d’euro numérique, destiné à concurrencer les acteurs américains comme Visa et Mastercard. Cette initiative de la Banque centrale européenne (BCE) s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis et de remise en cause des équilibres géopolitiques depuis l’irruption de Donald Trump sur la scène internationale.

À l’origine, l’euro numérique s’apparente à un équivalent digital des pièces et billets, permettant de réaliser des paiements aussi bien en magasin qu’en ligne ou entre particuliers. Une particularité : il s’agirait d’une monnaie « publique » émise directement par la BCE, à la différence des moyens de paiement privés actuellement dominants. La BCE insiste sur un point : aucune commission supplémentaire ne sera appliquée aux utilisateurs.

Entre avancées politiques et pressions du secteur privé

Alors que le projet prend forme, plusieurs amendements majeurs viennent d’être adoptés au Parlement européen. Pour autant, le calendrier reste serré : une phase pilote doit débuter dès 2027, suivie d’un lancement potentiel en 2029 – sous réserve qu’un cadre législatif soit adopté à temps.

Cependant, cette perspective inquiète le secteur bancaire privé. En coulisses, les principales banques européennes tentent de limiter la portée du projet, craignant que ce nouvel acteur ne vienne concurrencer leurs propres plateformes numériques telles que Wero. Une étude du cabinet PwC estime que la mise en place de l’euro numérique pourrait coûter jusqu’à 30 milliards d’euros aux établissements bancaires du continent. Autre inquiétude : voir les épargnants transférer massivement leurs dépôts vers cette nouvelle monnaie, jugée plus sûre en période d’incertitude financière.

Souveraineté et débats parlementaires animés

L’argument central porté par Christine Lagarde, présidente de la BCE, repose sur la nécessité pour l’Europe « d’éviter une dépendance excessive à des fournisseurs étrangers pour ses systèmes de paiement essentiels ». La digitalisation rapide des transactions impose en effet aux institutions publiques de s’adapter pour ne pas se retrouver sous la coupe technologique de puissances extérieures.

Mais au sein du Parlement européen, l’unanimité est loin d’être acquise. Les groupes d’extrême droite – dont font partie le Rassemblement national ou Reconquête – rejettent fermement cette évolution monétaire. D’autres eurodéputés s’inquiètent surtout pour la confidentialité des paiements ou craignent un recul progressif des espèces. Sur ce point, la BCE se veut rassurante : elle garantit ne jamais avoir accès aux données personnelles ni vouloir supprimer l’usage du liquide.

Pour clarifier les enjeux, voici les principales interrogations exprimées :

  • L’impact potentiel sur la confidentialité des transactions.
  • L’avenir des pièces et billets traditionnels.
  • L’équilibre entre contrôle public et innovations privées.

Pistes incertaines pour l’avenir monétaire européen

Le débat reste donc ouvert quant à l’avenir de cette monnaie électronique européenne. Le rapporteur principal du dossier propose déjà d’en restreindre certains usages – notamment hors ligne – ce qui pourrait affaiblir son ambition initiale face aux géants américains.

Quoi qu’il en soit, le vote décisif sur le projet d’euro numérique n’interviendra pas avant le premier semestre 2026. L’Europe devra alors choisir si elle souhaite réellement prendre son indépendance monétaire à l’ère digitale… ou si elle préfère maintenir le statu quo face aux défis externes.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Vers une alternative européenne face aux géants américains
  • Entre avancées politiques et pressions du secteur privé
  • Souveraineté et débats parlementaires animés
  • Pistes incertaines pour l’avenir monétaire européen
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