Meta face à une attaque judiciaire de 200 médias français pour « activités illégales »

Image d'illustration. MetaADN
Découvrez comment 200 médias français se sont unis pour dénoncer Meta, l'entreprise derrière Facebook, pour des pratiques présumées illégales.
Tl;dr
- 200 médias français portent plainte contre Meta pour « pratiques illégales ».
- Accusation porte sur le « ciblage publicitaire » et la « collecte de données illicite ».
- Meta et Google détiendraient 75% du marché publicitaire en ligne.
Un front uni des médias français contre Meta
Environ 200 acteurs majeurs des médias français ont décidé de se dresser contre Meta, la société mère des géants du numérique Facebook et Instagram. Leur grief ? Des « pratiques illégales » en matière de publicité en ligne.
Des accusations graves
La firme américaine est accusée de « ciblage publicitaire » reposant sur la « collecte massive et illicite de données personnelles des utilisateurs ». Les plaignants, qui ont déposé mercredi leur plainte auprès du tribunal des activités économiques de Paris, affirment que cette pratique a engendré un « préjudice économique massif« .
Une collecte de données sans consentement
Les médias estiment que Meta a collecté de manière indiscriminée les données personnelles de ses utilisateurs, sans pour autant les informer ni solliciter leur consentement. Une accusation grave qui, selon eux, constitue une « violation flagrante des règles européennes sur la protection des données (RGPD)« .
Les conséquences pour les médias français
En utilisant ces données pour diffuser des publicités ultra-ciblées, Meta aurait réussi à capter la majorité des investissements publicitaires. Un coup dur pour les médias français qui se retrouvent ainsi lésés. Parmi les plaignants, on retrouve des acteurs de tous types de médias, de la télévision à la radio, en passant par la presse quotidienne nationale et régionale, ainsi que des magazines.
Les avocats des médias soulignent que le duo formé par Meta et Google monopolise l’essentiel du marché de la publicité en ligne. « À eux deux, ils représentent 75 % du marché et 90 % de sa croissance », affirment-ils. Ils estiment que sans les « pratiques déloyales de Meta« , les médias français auraient pu bénéficier d’une part plus importante des investissements publicitaires numériques.
