Valorisé autour d’un milliard d’euros, Pierre & Vacances-Center Parcs a reçu une offre ferme de Mubadala Capital. Avec, au bout, une possible sortie de Bourse.
En bref
- Offre ferme à 1,90 euro par action
- Valorisation proche d’un milliard d’euros
- Sortie de Bourse possible à terme
Le sujet, pour les actionnaires, tient en deux chiffres. 1,90 euro par action, avec un éventuel bonus de 0,10 euro, et une valorisation d’environ 1 milliard d’euros pour Pierre et Vacances-Center Parcs. Si l’opération va au bout, le groupe pourrait aussi quitter la Bourse. Ce n’est pas un détail.
Une offre qui met un prix clair sur le groupe
L’offre ferme a été rendue publique lundi par Pierre et Vacances-Center Parcs. Elle vient de Mubadala Capital, filiale du fonds souverain d’Abou Dhabi. Le prix proposé est de 1,90 euro par action, auquel pourrait s’ajouter 0,10 euro si le fonds parvient à retirer l’entreprise de la cote après l’offre.
Selon le groupe, cela représente une prime de plus de 40 % par rapport au cours de l’action observé avant le lancement de la revue stratégique, en juin 2025. Le dépôt formel n’est pourtant pas pour demain, il est visé au premier trimestre 2027, sous réserve du feu vert des autorités. Bref, l’intérêt est là, mais le calendrier reste long.
Le vrai enjeu, trouver un actionnaire qui reste
Le conseil d’administration soutient l’opération. Même chose pour les trois actionnaires de référence entrés au capital en 2022, Fidera, Benefit Street Partners et Atream, qui pèsent ensemble 58,6 % du capital.
Mais il manque encore une marche. La concrétisation suppose d’atteindre 80 % du capital d’ici au 17 juillet, grâce à l’engagement d’autres actionnaires. Franck Gervais, directeur général du groupe, a expliqué à l’AFP qu’un processus compétitif avait attiré plusieurs candidats. Son argument central est assez simple, et assez parlant : après des années de changements d’actionnariat, le groupe cherchait un investisseur prêt à rester 7 à 10 ans.
Des moyens pour accélérer la stratégie déjà lancée
Ce rachat potentiel ne tombe pas de nulle part. Pierre et Vacances-Center Parcs a lancé en 2024 un plan stratégique centré sur ses marques, le tourisme de proximité et la baisse des coûts de structure. En 2025, le groupe disait vouloir accélérer la rénovation de ses sites et leur montée en gamme.
L’idée, du côté de la direction, est claire. Les investissements prévus sont autofinancés, mais pour aller plus loin, faire des acquisitions ou investir davantage, il faut un actionnaire avec des moyens. Franck Gervais l’a dit à l’AFP, le groupe cherchait des poches profondes pour pousser sa stratégie. L’objectif affiché reste une marge opérationnelle de 11 % en 2030.
Un groupe remis sur pied après la crise sanitaire
Il faut se souvenir d’où part l’entreprise. Frappé par la pandémie de Covid et par un endettement lourd, Pierre et Vacances-Center Parcs s’est restructuré en 2022. Son fondateur, Gérard Brémond, a alors cédé le contrôle au trio d’actionnaires actuel.
Aujourd’hui, le groupe pèse près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et possède aussi Maeva et Adagio. Mubadala Capital met en avant sa confiance dans le tourisme européen et dit vouloir s’appuyer sur l’équipe dirigeante actuelle. Pour vous, ce dossier dit une chose assez nette : un acteur français du tourisme n’est plus seulement en phase de survie, il redevient une cible capable d’attirer un grand investisseur international.