Remboursement des tests salivaires d’endométriose pour certaines femmes

Image d'illustration. Femme divan psychologueADN
Catherine Vautrin a fait savoir que le remboursement des tests salivaires serait désormais applicable pour certaines femmes seulement. Quelles pourraient être les critères de sélection pour ce remboursement ?
Tl;dr
- Le test salivaire expérimental pour l’endométriose sera remboursé pour certaines patientes.
- La décision a été annoncée par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin.
- Le coût du test, de 800 euros, sera pris en charge par l’assurance maladie.
Un pas en avant dans la lutte contre l’endométriose
La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a fait une annonce remarquable le lundi 10 février 2025. En effet, un test salivaire, encore en phase expérimentale, destiné à diagnostiquer l’endométriose sera désormais remboursé pour certaines patientes à partir de mardi. Un coût de 800 euros par femme, pris en charge par l’assurance maladie, comme l’a souligné la ministre sur France 2.
L’innovation au service de la santé
Ce test, baptisé « Endotest », a été développé par Ziwig, une entreprise biotechnologique basée à Lyon. Il permet de détecter l’endométriose par l’analyse et le séquençage de l’ARN présent dans la salive. La Haute autorité de santé (HAS) a jugé les études réalisées sur ce test suffisamment prometteuses pour justifier une expérimentation à grande échelle.
25 000 patientes concernées
Selon le ministère de la Santé et Ziwig, environ 25 000 patientes de plus de 18 ans pourraient bénéficier de cette prise en charge dans les mois à venir. Les 2 500 premières seront incluses dans une étude clinique dont les résultats pourraient conduire à une généralisation du remboursement.
Une attente de diagnostic trop longue
L’endométriose est une maladie qui touche plus de 2 millions de femmes en âge de procréer en France. Le diagnostic de cette pathologie est souvent une épreuve de longue haleine pour les patientes, avec une attente moyenne de sept ans. En attendant, les symptômes ont un impact considérable sur la qualité de vie des personnes atteintes, rappelle le ministère de la Santé.
Catherine Vautrin a déclaré : « Dès que nous aurons les résultats concernant ces patientes, la Haute autorité de santé donnera un avis définitif qui permettra de mettre en avant le bien fondé du test et, derrière, une prise en charge pour toutes les femmes de notre pays. » Cette avancée est un signe d’espoir pour toutes les femmes souffrant d’endométriose.
