La pension complémentaire Agirc-Arrco doit remonter au 1er novembre 2026. Mais avec une hausse attendue entre 1,2 % et 2 %, le gain sera très limité.
En bref
- Hausse prévue au 1er novembre 2026
- Taux attendu entre 1,2 % et 2 %
- Le gain restera très modeste
Quelques euros par mois. C’est, très probablement, ce que verront passer sur leur compte les 14 millions de retraités affiliés à l’Agirc-Arrco au 1er novembre 2026.
Quelques euros de plus, pas beaucoup plus
Pour une pension complémentaire de 500 euros par mois, la hausse représenterait entre 6 et 10 euros bruts. Pas de quoi changer un budget quand les prix restent tendus, notamment sur les carburants. Et c’est bien là le problème pour beaucoup de retraités, après une année 2025 marquée par un gel de la pension complémentaire.
La revalorisation existe donc, oui. Mais elle risque d’être à peine visible dans la vie courante, alors que le pouvoir d’achat des seniors a déjà été entamé.
Pourquoi le taux ne peut pas vraiment décoller
Le niveau de hausse n’est pas fixé au hasard. Chez l’Agirc-Arrco, la règle négociée par les partenaires sociaux part de l’inflation annuelle moyenne hors tabac estimée par l’Insee, puis retire automatiquement 0,4 point.
Avec une inflation de référence évaluée à 2 %, la hausse théorique arrive à 1,6 %. Mais le conseil d’administration dispose encore d’une petite marge. Il peut ajuster ce taux de 0,4 point en plus ou en moins. Résultat, la décision finale devrait se situer dans une fourchette allant de 1,2 % à 2 %.
Disons que le mécanisme limite d’emblée toute forte revalorisation, même lorsque l’inflation reste sensible pour les ménages.
La date est connue, le taux final pas encore
Le calendrier, lui, est déjà calé. La nouvelle valeur de service du point s’appliquera au 1er novembre 2026, et le premier versement revalorisé est attendu le lundi 2 novembre.
En revanche, le taux définitif ne sera arrêté qu’en octobre, lorsque le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco tranchera. Vous avez donc la date de paiement, pas encore le pourcentage exact.
Une inquiétude qui dépasse la seule complémentaire
Ce dossier ne se limite pas à la retraite complémentaire. Le gel appliqué en novembre 2025 n’a, à ce stade, donné lieu à aucun rattrapage, ce qui pèse dans la perception de cette hausse 2026.
Mais il y a aussi l’arrière-plan budgétaire. La revalorisation des pensions de base, prévue en janvier, pourrait elle aussi être touchée par le plan d’économies du gouvernement, avec l’hypothèse d’une réduction, voire d’un gel, au moins pour les pensions les plus élevées.
Pour les retraités, ce que cela change est assez simple. La complémentaire va bien augmenter cet automne, mais sauf surprise, elle ne compensera pas vraiment la hausse du coût de la vie.