Ehpad : les déductions et réductions à vérifier d’ici fin 2026

Salle commune d’Ehpad en journée
Image d'illustration. Les proches aidants ont aussi des leviers. — ADN

Entre réduction d’impôt pour le résident et déduction pour les enfants aidants, les frais d’Ehpad peuvent alléger la note fiscale, sous conditions.

En bref

  • Réduction de 25 % pour certains frais d’Ehpad
  • Déduction possible pour les enfants qui aident
  • Le paiement avant fin 2026 compte

2 500 euros. C’est le gain fiscal maximal qu’un résident en Ehpad peut obtenir sur une année. Vu le coût d’un hébergement, ce n’est pas anecdotique. Et à l’approche du 31 décembre 2026, un détail compte beaucoup, les dépenses doivent avoir été effectivement payées dans l’année pour entrer dans le bon calcul.

Jusqu’à 2 500 euros, mais pas sur toute la facture

Pour une personne hébergée en Ehpad, l’avantage prend la forme d’une réduction d’impôt de 25 % sur les frais d’hébergement et de dépendance. Le fisc retient au maximum 10 000 euros de dépenses par an et par personne, soit un avantage plafonné à 2 500 euros. Cette règle vaut aussi pour les résidents en unité de soins de longue durée.

Mais attention, toute la facture mensuelle ne passe pas. Sont visés le logement, la restauration et les dépenses liées à la dépendance. Les soins médicaux et infirmiers, eux, restent hors calcul. Le Service public précise aussi que seules les sommes réellement restées à la charge du résident sont prises en compte, une fois retirées l’APA, les aides au logement ou encore l’aide sociale à l’hébergement.

La date de paiement change l’année fiscale

Ce point est souvent sous-estimé. Pour la déclaration portant sur les revenus de 2026, il faut que les dépenses concernées aient été payées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026. Une facture de décembre réglée en janvier 2027 bascule donc sur l’année suivante.

Si le budget le permet, avancer un paiement avant la fin d’année peut donc avoir un intérêt, surtout si le plafond annuel n’est pas encore atteint. Gardez les factures et les preuves de règlement. En cas de demande, ce sont elles qui font foi.

Quand les enfants paient, la logique fiscale n’est plus la même

Quand un parent n’a pas les ressources suffisantes pour financer son séjour, l’enfant qui l’aide peut, sous conditions, déduire les sommes versées de son revenu imposable. On n’est plus dans une réduction d’impôt pour le résident, mais dans une pension alimentaire déductible au titre de l’obligation alimentaire prévue par le Code civil.

Le montant doit correspondre au besoin réel du parent et rester proportionné aux ressources et aux charges de l’enfant. Les paiements faits directement à l’établissement peuvent aussi entrer dans ce cadre. Impots.gouv indique que cette aide se déclare en case 6GU, celle des autres pensions alimentaires.

Le vrai piège, c’est le doublon

On ne peut pas utiliser deux fois la même dépense. Si un enfant déduit de ses revenus une somme versée pour l’Ehpad de son parent, cette somme ne peut pas, en parallèle, être reprise dans les frais ouvrant droit à la réduction de 25 % du résident.

En revanche, chacun peut déclarer ce qu’il a personnellement payé, à condition de respecter les règles propres à chaque dispositif. Cap Retraite rappelle qu’un point précis sur la répartition des paiements dans la famille évite les erreurs. Clairement, c’est ce qui change tout au moment de remplir la déclaration.

Germain Montor

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

Rédacteur web, je crée des contenus clairs et engageants.

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