Inflation en octobre : pourquoi la hausse pèse davantage sur les dépenses

Infographie illustrant l'impact de l'inflation sur les économies et les placements au fil des ans.
Image d'illustration. Impact de l inflation sur l épargne et les investissements — ADN

Les prix ont grimpé de 3,4 % sur un an en octobre, selon l’Insee. L’énergie tire encore la hausse, malgré un léger répit côté alimentation.

En bref

  • Inflation à 3,4 % sur un an
  • L’énergie bondit de 24,1 %
  • L’alimentation ralentit un peu

En octobre, c’est encore l’énergie qui fait la différence. D’après l’estimation provisoire de l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 3,4 % sur un an, contre 3,1 % en septembre. On revient ainsi au plus haut observé depuis janvier 2024.

L’énergie remet franchement la pression

Le point le plus net, c’est la poussée des tarifs liés au gaz et aux produits pétroliers. L’Insee chiffre la hausse de l’énergie à 24,1 % sur un an en octobre, après 21,3 % en septembre. Et ce n’est pas un accident de parcours: l’accélération dure depuis quatre mois.

Pour le lecteur, l’effet est assez simple à lire. Quand l’énergie grimpe à ce rythme, elle finit par peser bien au-delà de la station-service ou de la facture de chauffage. C’est ce qui explique en grande partie pourquoi l’inflation générale repart à la hausse après 3,1 % le mois précédent.

Services, alimentation, produits manufacturés: le tableau est contrasté

Tout n’augmente pas de la même façon. Les services accélèrent eux aussi, à 2,7 % sur un an après 2,4 % en septembre, avec des hausses relevées notamment dans l’hébergement et le transport.

À l’inverse, il y a un petit répit du côté de l’alimentation. La hausse ralentit à 1,2 %, contre 1,4 % un mois plus tôt. Même logique pour les produits frais, qui restent très chers, mais un peu moins qu’en septembre: 8,0 % sur un an, après 9,5 %.

Et puis il y a les produits manufacturés. Eux continuent de baisser, mais plus faiblement: -0,2 % en octobre après -0,3 %. Résultat? Le panier de dépenses ne bouge pas partout dans le même sens, mais la poussée de l’énergie suffit à tirer l’ensemble vers le haut.

Ce que disent les chiffres du mois et l’indice européen

Sur un seul mois, les prix ont rebondi de 0,4 % en octobre, après une baisse de 0,3 % en septembre. Là encore, l’Insee pointe l’énergie comme moteur principal de ce mouvement.

L’autre indicateur à regarder, c’est l’IPCH, l’indice harmonisé qui permet de comparer les pays européens. En France, il progresse de 3,8 % sur un an en octobre, contre 3,4 % en septembre. Sur un mois, il augmente aussi de 0,4 %, après -0,3 %.

Bref, ce que racontent ces chiffres, c’est moins une hausse généralisée de tous les prix qu’un nouveau choc venu surtout de l’énergie, avec des services plus dynamiques et une alimentation un peu moins tendue. Pour le pouvoir d’achat, la nuance compte, mais la facture, elle, reste bien réelle.

Germain Montor

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

Rédacteur web, je crée des contenus clairs et engageants.

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