La mauvaise récolte de blé va-t-elle faire grimper le prix du pain ?

Image d'illustration. Pain doré et croustillantADN
Face à une récolte de blé désastreuse, votre baguette quotidienne est-elle menacée d'une hausse de prix inévitable ?
Tl;dr
- Récolte de blé en France en 2024 historiquement basse.
- Aucune pénurie de pain ni hausse de prix prévue.
- La production 2024 répondra à la demande nationale.
- Hausse de 10 à 30 centimes du prix de la baguette en 2022.
Une récolte de blé inédite en 2024
Pour la première fois depuis 40 ans, la récolte de blé en France atteindra un chiffre historiquement bas en 2024. Selon le cabinet Argus Media France, elle est estimée à 25,17 millions de tonnes, loin du niveau habituel de 35 millions de tonnes, dont plus de 15 millions de tonnes destinées à l’export. Notre pays, qui est un producteur de blé tendre reconnu, sera donc servi en cette année de disette.
Le pain français, un produit sûr
Malgré cette récolte inhabituellement basse, le président de l’interprofession Intercéréales, Jean-François Loiseau, a voulu rassurer : « La production 2024 permettra de répondre à la demande nationale. Notre pays ne manquera donc pas de pain et continuera de proposer des produits céréaliers de grande qualité grâce au travail mené en filière pour collecter, trier et transformer les céréales ».
L’impact sur le prix de la baguette
Il est à noter que le prix du blé ne représente que 5 à 10% du prix de la baguette, le reste étant principalement constitué des charges du boulanger, tels que le loyer, les dépenses d’énergie, d’eau et la masse salariale, qui représente environ 40% des charges. De ce fait, une hausse spectaculaire du prix de la baguette n’est pas à prévoir.
L’avis de la rédaction
Tout compte fait, cette récolte historiquement basse de blé en 2024 n’aura pas d’incidence majeure sur la baguette française, symbole de notre patrimoine gastronomique. Il est rassurant de constater que malgré les caprices du climat, le travail acharné de nos producteurs et boulangers permet de maintenir à flot ce pilier de notre alimentation. C’est une belle preuve de la résilience de notre filière agricole et de notre capacité à nous adapter aux défis environnementaux.
