La Mère Poulard met fin à son aventure et cède sa mythique biscuiterie française

Image d'illustration. Biscuits à la cannelle sur grille de refroidissementADN
Après des décennies d’existence, la Mère Poulard met fin à son aventure emblématique. L’entreprise, reconnue pour ses biscuits incontournables, s’apprête à changer de mains avec la cession de sa biscuiterie, marquant une page qui se tourne.
Tl;dr
- La Mère Poulard vend sa biscuiterie historique.
- Le groupe se concentre sur l’hôtellerie-restauration.
- Aux Trois Cigognes reprend la production des biscuits.
Un tournant historique pour La Mère Poulard
Après plus d’un siècle à incarner l’âme gastronomique du Mont-Saint-Michel, l’institution La Mère Poulard vient d’annoncer la vente de sa biscuiterie. Fondée en 1998 à Maen Roch en Ille-et-Vilaine, cette unité de production employait près d’une centaine de salariés, perpétuant le savoir-faire des célèbres biscuits pur beurre qui ont fait la renommée de la maison. Désormais, cette page se tourne : les visiteurs nostalgiques devront s’habituer à une nouvelle ère, où la biscuiterie ne sera plus directement entre les mains du groupe historique.
Une stratégie de recentrage assumée
Derrière cette décision, un choix stratégique. Sous l’impulsion de Eric Vannier, le groupe La Mère Poulard souhaite concentrer toutes ses ressources sur son cœur de métier : l’hôtellerie, la restauration et l’accueil des visiteurs au Mont. Forte de ses 25 établissements – hôtels, restaurants, musées et boutiques –, la marque ambitionne ainsi de renforcer l’expérience touristique, tout en assurant un niveau d’exigence à la hauteur du site classé. Ce repositionnement vise à optimiser les activités tout en préservant ce qui fait l’identité du lieu : son patrimoine culinaire et historique.
La continuité assurée par Aux Trois Cigognes
C’est la société française Aux Trois Cigognes, déjà propriétaire de deux biscuiteries emblématiques dans les Hauts-de-France, qui reprend la main. Ce rachat permet d’unir plusieurs traditions culinaires régionales et d’envisager un développement à l’international pour la marque La Mère Poulard. L’acquéreur s’engage à préserver l’identité, le style et les recettes historiques, tout en maintenant les équipes en place. Pour les amateurs de douceurs, quelques repères essentiels restent donc intacts :
- Recettes et qualité traditionnelles préservées ;
- Salariés maintenus dans leurs fonctions ;
- Ambition de rayonnement international respectueuse du patrimoine.
Une façon pour la société acquéreuse d’affirmer sa volonté de respecter le legs culinaire tout en regardant vers l’avenir.
L’accueil des visiteurs, au cœur du projet
Pour ceux qui craignaient un impact sur le tourisme local, le groupe se veut rassurant. L’auberge La Mère Poulard demeure ouverte et fidèle à son héritage ; omelettes légendaires, hôtellerie de charme et visites culturelles font toujours partie intégrante de l’expérience. Selon Léo Vannier, il s’agit avant tout de « se consacrer pleinement à notre mission première : offrir des expériences inoubliables au Mont-Saint-Michel ». La vente de la biscuiterie s’inscrit donc dans une logique de pérennité et d’excellence pour ce symbole national du patrimoine gastronomique français.
