Liberté de travailler le 1er mai : deux organisations patronales montent au créneau

Image d'illustration. Billet boulangerieADN
Controverse en vue : deux organisations patronales brisent le silence et réclament audacieusement la liberté de travailler le 1er mai.
Tl;dr
- CPME et U2P demandent le droit de travailler le 1er mai.
- Les organisations dénoncent des « situations kafkaïennes » et injustes.
- Elles souhaitent une concertation pour déterminer le cadre législatif futur.
Les organisations patronales appellent à la liberté de travailler le 1er mai
La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P), deux organisations patronales françaises représentatives au côté du Medef, ont lancé un appel. Elles souhaitent que le gouvernement autorise le travail le 1er mai, la journée internationale des travailleurs, sans risque de sanctions pour cette année.
Des « situations kafkaïennes »
En France, le 1er mai est un jour férié chômé par obligation. Seules les activités jugées « essentielles » peuvent continuer. La CPME dénonce des « situations kafkaïennes », où « un établissement de restauration rapide peut ouvrir alors qu’un boulanger encourt de lourdes amendes s’il fait travailler ses salariés ». Elle mentionne également que « la tolérance dont bénéficiaient les jardineries et fleuristes semble aujourd’hui remise en cause alors que la vente à la sauvette du muguet prospère en toute impunité ».
Demande de souplesse pour le 1er mai
La CPME et l’U2P demandent une certaine souplesse pour le 1er mai. Les organisations patronales souhaitent que le travail soit autorisé ce jour-là, à condition qu’un accord d’entreprise ou de branche le prévoit, comme c’est déjà le cas pour les autres jours fériés. Elles soutiennent qu’il est temps de mettre fin à des situations absurdes et souvent injustes.
Appel à une concertation pour définir le cadre législatif futur
Les deux organisations demandent l’engagement formel de l’État de ne pas sanctionner les entreprises qui souhaitent faire travailler leurs salariés le 1er mai, sous réserve de leur accord et d’une rémunération doublée. Elles appellent également à une concertation avec les organisations représentatives de ces professions, dont l’U2P en premier lieu, afin de déterminer le cadre législatif le plus approprié pour les années à venir. La ministre du Travail et de l’Emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, a récemment reconnu que « l’application de la loi est aujourd’hui difficilement compréhensible ».
