Retraite, assurance-vie : tour d’horizon des placements préférés des Français pour épargner

Image d'illustration. Livrets d'épargneADN
L’épargne retraite et l’assurance-vie continuent de séduire un grand nombre de Français. Face aux incertitudes économiques, ces placements demeurent des choix privilégiés pour préparer l’avenir et sécuriser son capital.
Tl;dr
- Le Livret A reste l’épargne préférée des Français.
- L’assurance-vie domine en volume d’investissement.
- Le LDDS séduit pour son impact social et sa progression.
Les grandes tendances de l’épargne française en 2025
La photographie de l’épargne des Français continue, chaque année, de révéler des contrastes frappants entre tradition et évolution. Si le paysage demeure dominé par quelques valeurs sûres, une analyse fine des dernières statistiques du CCSF et de la Banque de France laisse apparaître un jeu subtil entre sécurité, recherche de rendement et engagement citoyen. Le classement 2025 des produits les plus souscrits témoigne à la fois d’attachements persistants… et de quelques inflexions.
Livret A, assurance-vie et LDDS : les trois piliers du patrimoine
Sans surprise, le fameux Livret A, indétrônable depuis des décennies, conserve son statut emblématique. Pas moins de 58 millions de livrets étaient ouverts fin 2024 : plus de 83 % des Français, enfants compris, y placent une partie de leur argent. Simple à ouvrir, liquide à souhait et totalement exonéré d’impôts, ce placement rassure – même si son taux a reculé à 1,70 % en août 2025, ce qui fait dire à certains qu’avec l’inflation, il protège moins bien le pouvoir d’achat. Il demeure pourtant un réflexe patrimonial presque automatique.
Dans la foulée, l’assurance-vie s’affirme comme un pilier incontournable du patrimoine hexagonal. Plus discrète mais tout aussi massive (42,9 millions de contrats), elle brille surtout par son encours colossal : plus de 2 000 milliards d’euros placés. Son rendement moyen sur fonds euros stagne à 2,6 %, mais sa souplesse – versements modulables, retraits possibles – ainsi que ses atouts fiscaux en cas de succession en font une solution privilégiée pour préparer l’avenir ou transmettre.
À leurs côtés figure désormais le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui ne cesse de progresser dans les portefeuilles français. Avec 26,3 millions d’ouvertures à fin 2024 et un taux abaissé comme celui du Livret A à 1,70 %, il séduit par sa double vocation : servir d’épargne « tampon » mais aussi financer l’économie sociale et solidaire. Sa croissance (+6 % sur deux ans) dépasse même celle du Livret A.
Diversification : vers quels autres placements se tournent les Français ?
Au-delà du trio majeur émergent plusieurs options qui complètent la stratégie patrimoniale :
- Comptes titres, avec leurs 14 millions d’unités ouvertes : ils offrent un accès large aux marchés financiers – mais attention au risque de perte en capital.
- Livret d’épargne populaire (LEP), accessible aux ménages modestes : près de 11 millions d’usagers séduits par un taux toujours supérieur aux autres livrets défiscalisés (2,7 % depuis août), malgré son accès restreint.
- Plan d’épargne logement (PEL), dont la popularité décline peu à peu sous le coup des fermetures automatiques programmées – passant sous la barre des dix millions en un an seulement.
Bilan provisoire et perspectives
La hiérarchie bouge peu : le besoin de sécurité l’emporte souvent sur la quête du rendement absolu. Toutefois, l’appétence croissante pour les solutions responsables (comme le LDDS) ou performantes pour certains publics (LEP) illustre une adaptation progressive au contexte économique actuel. La diversité croissante des profils d’épargnants pousse finalement chacun à réinterroger ses priorités – entre liquidité immédiate et performance sur le long terme.
