Retraite : les Français confiants, mais souvent sans plan précis

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Image d'illustration. Espace de travail moderne et créatif — ADN

Près de deux Français sur trois se disent sereins pour leur retraite. Pourtant, seuls 22 % ont déjà défini une vraie stratégie d’épargne.

En bref

  • 22 % ont un plan retraite précis
  • La confiance reste pourtant majoritaire
  • Commencer tôt réduit l’effort d’épargne

Seulement 22 % des Français disent avoir un vrai plan d’épargne pour la retraite. C’est le chiffre qui ressort d’une enquête menée par Opinium pour J.

P. Morgan Asset Management auprès de 2 000 personnes de 18 à 65 ans. Et il dit pas mal de choses.

Un optimisme réel, mais rarement chiffré

Le plus frappant, c’est le décalage. Près de deux personnes sur trois se disent confiantes dans leur capacité à conserver le niveau de vie souhaité une fois la vie active terminée. En France, cette confiance tient sans doute en partie au système de retraite par répartition, qui reste le socle des revenus futurs.

Mais être confiant ne veut pas dire avoir fait ses calculs. L’enquête montre surtout une différence entre le ressenti et la préparation concrète. Beaucoup pensent que ça ira, sans avoir encore traduit cette impression en objectif financier précis.

La pension moyenne ne dit presque rien de votre cas

Un autre point compte, et quand même beaucoup. D’après la DREES, la pension mensuelle moyenne de droit direct atteignait 1 666 euros bruts en 2023, soit 1 541 euros nets de prélèvements sociaux.

Sauf qu’une moyenne, en matière de retraite, ne raconte pas une trajectoire individuelle. Le montant dépend des revenus touchés pendant la carrière, de la durée de cotisation, des régimes concernés, mais aussi d’éventuelles périodes d’arrêt. Bref, impossible de savoir si cette somme vous correspond sans regarder votre propre dossier.

Faire le point sur sa carrière avant de parler placements

Avant même de choisir un produit d’épargne, la première étape reste assez simple sur le papier. Vérifier son relevé de situation individuelle, ses trimestres validés, sa retraite complémentaire et les périodes qui pourraient manquer.

Ce travail sert à deux choses. D’abord, repérer une anomalie encore corrigeable avant le départ. Ensuite, estimer plus clairement le complément de revenu qu’il faudrait éventuellement constituer.

Pourquoi le temps pèse plus que le produit choisi

Près d’un quart des personnes interrogées n’ont toujours pas commencé à réfléchir sérieusement à cette question. Et chez les 46-61 ans, ils sont 24 % dans ce cas, alors que l’échéance se rapproche. Le site jechange.fr le souligne aussi, tous ceux qui n’ont pas de plan précis ne sont pas pour autant sans épargne, certains utilisent déjà une assurance-vie, un livret ou un autre placement.

La vraie variable, c’est souvent le temps. Épargner sur plusieurs décennies permet de répartir l’effort. Commencer tard oblige en général à verser davantage pour viser un capital comparable.

Le PER peut faire partie des solutions. Ses versements volontaires peuvent, sous conditions et dans certaines limites, être déduits du revenu imposable. Mais l’avantage fiscal ne suffit pas à trancher. Pour le lecteur, l’enjeu concret est là, savoir ce que le système obligatoire couvrira vraiment, puis mesurer l’écart éventuel avant de choisir un support.

Germain Montor

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

Rédacteur web, je crée des contenus clairs et engageants.

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