Des avions d'Air France. . © Crédits photos capture écran Dailymotion

Une journée de grève Air France-KLM coûte 25 millions d’euros à l’entreprise

Ce matin dans "RTL Matin", la radio recevait le PDG d'Air France Jean-Marc Janaillac qui s'est entretenu avec Yves Calvi. Il a évoqué la hausse des salaires demandée par les syndicats et le coût de cette grève.

A la question d’Yves Calvi : “Les syndicats Air France-KLM vous demandent une hausse des salaires de 6% puisque la société à dégagé un résultat opérationnel de 588 millions d’euros l’an dernier ; Est-ce que vous continuez à leur dire ce matin ‘Non, cela ne sera pas possible”, Jean-Marc Janaillac répond :
Oui, on explique que cette augmentation n’est pas possible pour 2 raisons : Elle remettrait en cause les efforts effectués ces dernières années pour rattraper le retard de compétitivité d’Air France et qu’elle ne permettrait pas de préparer l’avenir comme acheter des avions et donc créer des emplois. L’intéressement a plus que doublé cette année et correspond à une hausse de 2% du salaire. C’est à dire que la masse salariale va augmenter cette année de 4,5% en moyenne. Il n’y a peu d’entreprise de cette taille soumise à une telle concurrence qui ait une telle progression“, avance le patron.

Air France prévoit d’assurer 70% des vols ce samedi

Même s’il reste ouvert à la discussion, Jean-Marc Janaillac ne souhaite pas céder de terrain : “Nous ne pouvons pas distribuer la richesse que nous n’avons pas encore. Il faut trouver un équilibre entre la reconnaissance du travail de salariés et les nécessaires investissements pour continuer à affronter la concurrence. Aujourd’hui nous sommes au maximum de cet équilibre. Des propositions sont sur la table, notamment avec les pilotes qui sont des éléments importants du groupe. Nous sommes prêts à négocier des accords gagnant-gagnant. Ces propositions prévoient de partager en cas de croissance supplémentaire“, assure le patron.

L’intersyndicale d’Air France composée de dix organisations (FO, SNPNC, CGT, Unsa, Spaf, SNPL, Alter, Sud, CFTC et SNGAF) appelle à de nouvelles journées de grève les 10, 11, 17, 18 23 et 24 avril.