Vers une réduction du crédit d’impôt pour l’embauche de personnel à domicile ?

Image d'illustration. Nouveau taux dimpot sur le revenuADN
Le gouvernement envisage de réduire le montant du crédit d’impôt accordé aux particuliers employant un salarié à domicile. Cette mesure, actuellement à l’étude, pourrait impacter des millions de foyers bénéficiant chaque année de cet avantage fiscal.
Tl;dr
- Le crédit d’impôt à domicile pourrait être recentré.
- Dépenses de confort visées pour des économies budgétaires.
- Plafond et taux du dispositif susceptibles d’être réduits.
Vers un recentrage du crédit d’impôt à domicile
En pleine quête d’économies, le gouvernement dirigé par François Bayrou réfléchit à revoir l’un des dispositifs fiscaux les plus populaires : le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Au cœur de cette réflexion, une préoccupation budgétaire majeure. Alors que l’exécutif cherche à dégager près de 40 milliards d’euros pour équilibrer le budget 2026, plusieurs sources dont Les Echos et La Tribune, évoquent un possible recentrage du mécanisme.
Des dépenses de confort dans le viseur
C’est lors d’une audition devant l’Assemblée nationale que la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a clarifié les intentions gouvernementales. Selon elle, il serait pertinent de cibler en priorité les « dépenses dites de confort » telles que le jardinage ou le petit bricolage, qui pèsent lourdement sur les finances publiques. L’idée avancée consisterait à concentrer le dispositif sur les foyers ayant réellement besoin d’aide, comme les jeunes parents ou les personnes dépendantes. Elle souligne : « C’est un sujet sur lequel nous pouvons améliorer et optimiser nos ressources publiques ».
L’impact potentiel pour les ménages français
Pour mesurer l’enjeu, quelques chiffres s’imposent : aujourd’hui, ce crédit couvre des activités variées – garde d’enfants, assistance aux personnes âgées ou encore travaux de jardinage – et représente plus de 6,8 milliards d’euros en 2024. Seule la prime pour l’emploi devance cette niche fiscale en matière de coût pour l’État.
Les mesures envisagées pourraient inclure :
- Baisse du taux, passant potentiellement de 50 % à 40 % pour certains services.
- Réduction du plafond annuel : actuellement fixé à 12 000 euros (15 000 avec deux enfants), il pourrait chuter à 3 000 euros pour certaines prestations.
Sous la pression des finances publiques
Dans un contexte où les comptes publics affichent un déficit préoccupant – certains n’hésitent pas à parler de « rouge écarlate » –, la nécessité de revoir ce dispositif semble faire consensus parmi les institutions comme la Cour des comptes. Dès mi-avril, Amélie de Montchalin estimait qu’une refonte ciblée permettrait d’économiser jusqu’à 8,5 milliards d’euros, essentiellement via la suppression des « petites niches fiscales ».
Bien que rien ne soit encore tranché définitivement, une transformation du crédit d’impôt s’annonce quasi inévitable. Les arbitrages définitifs devraient intervenir dans les prochains mois.
