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Airbus sous le coup d’une double enquête franco-britannique pour fraude

Le constructeur aéronautique a annoncé l'ouverture d'une enquête en France pour fraude et corruption, à la suite de l'enquête ouverte en aout dernier par l'administration britannique.

Airbus n’a qu’a bien se tenir ! Après l’ouverture d’une première enquête pour soupçons de fraude et de corruption au Royaume-Uni pendant l’été 2016, le constructeur est désormais dans le collimateur de la justice français également. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour les mêmes chefs d’accusation, en collaboration avec les services financiers britanniques.

Soupçons de fraude chez Airbus, la France ouvre une enquête

La France marche dans les traces de l’Angleterre et lance une enquête similaire. Le consortium européen Airbus avait annoncé en août 2016 que le Serious Fraud Office (SFO), service de répression des fautes graves en Grande-Bretagne, avait ouvert une enquête “sur des soupçons de fraude et de corruption dans les activités d’aviation civile”. Ceux ci seraient basés sur des irrégularités en rapport à l’utilisation de consultants tiers.

Le groupe aurait eu recours à des consultants extérieurs ainsi qu’à des crédits exports publics pour la vente à l’export d’avions civils. Une législation britannique de 2006 stipule que les entreprises demandant des aides à l’export au Royaume-Uni doivent identifier tous les intermédiaires impliqués dans les négociations du contrat et fournir la liste des sommes payées. Or le dossier présenterait des contradictions dans les montants ainsi que les noms des consultants, dont certains auraient été omis. Pour Airbus il s’agit d’un simple oubli mais les tribunaux y voient une possible histoire de fraude, de corruption et de pots-de-vins.

Dossier contradictoire

Airbus a été informé que le PNF ouvrait une enquête dans le cadre de ces allégations, en partenariat avec son homologue anglais, le SFO. Les deux travailleront ensemble sur l’affaire et Airbus a déclaré vouloir coopérer “pleinement avec ces deux organismes”. Outre-manche un porte-parole du SFO a déclaré à l’AFP : “Nous sommes au courant de l’enquête du PNF et nous continuons à travailler et à aider nos partenaires judiciaires partout où cela se justifie”.

Selon une source judiciaire de Reuters, Airbus se devait de communiquer à ce sujet en raison d’un possible impact sur les marchés financiers. Le groupe affichait un recul de 1,7% à l’ouverture de la Bourse de Paris vendredi matin suite à cette annonce.