En octobre, l’indice alimentaire mondial recule de 1,2 %, selon la FAO. Mais le riz et surtout le sucre continuent de grimper, avec des récoltes sous tension.
En bref
- Les prix alimentaires mondiaux reculent en octobre
- Le riz et le sucre montent encore
- Les céréales pèsent sur l’indice global
Le riz monte. Le sucre aussi. Et c’est ce qui empêche de parler d’une vraie accalmie sur tous les fronts alimentaires.
En octobre 2026, l’indice des prix alimentaires de la FAO a bien reculé de 1,2 % par rapport à septembre. Mais sur un an, il reste en hausse de 5,9 %. Résultat, la baisse existe, oui, mais elle ne raconte qu’une partie de l’histoire.
Le reflux existe, mais il reste partiel
Ce mouvement de repli concerne plusieurs grandes familles de produits. Les huiles végétales, la viande et les produits laitiers ont légèrement fléchi. Pas de quoi parler d’effondrement des prix, quand même, plutôt d’un tassement après plusieurs mois de hausse.
Ce détail compte, parce qu’un indice global peut donner une impression de détente plus large qu’elle ne l’est vraiment. Ici, la moyenne baisse, mais certaines matières premières continuent d’avancer à contre-courant.
Les céréales tirent l’indice vers le bas
La baisse la plus nette vient des céréales, avec un recul mensuel de 4,5 %. Le blé a cédé du terrain sous l’effet d’une demande moins dynamique et de meilleures perspectives de récolte en Argentine.
Le maïs, lui, a aussi reflué. En cause, des rendements finalement supérieurs aux prévisions aux États-Unis. En gros, quand l’offre s’annonce plus abondante que prévu, les cours se détendent.
Riz, le contre-exemple du mois
Pour le riz, c’est l’inverse. Les prix ont grimpé de 1,6 % en octobre et de 14 % sur un an. Plusieurs grands exportateurs ont connu des retards de récolte, ce qui a ralenti l’arrivée du produit sur les marchés asiatiques.
La FAO prévoit une production mondiale de 522 millions de tonnes cette année, soit 2,5 % de moins. Si cela se confirme, ce serait le premier recul en quatre saisons. Ce n’est pas anodin.
Le sucre repart fort, jusqu’à un pic inédit depuis 2024
Le sucre affiche la hausse la plus marquée du mois. Ses cours ont bondi de 6,6 % sur un mois et de 28,8 % sur un an, jusqu’à leur niveau le plus élevé depuis décembre 2024.
Pourquoi cette poussée ? Au Brésil, les pluies ont perturbé la récolte de canne à sucre. Et les perspectives restent floues en Inde, en Thaïlande et dans l’Union européenne. Pour vous, cela veut dire une chose simple : la baisse mondiale des prix alimentaires existe, mais elle n’efface pas les tensions sur deux produits très suivis.