La France a évité la récession au printemps, mais la croissance reste sous les attentes. Derrière le +0,2 %, consommation et exportations sauvent le trimestre.
En bref
- La France croît de 0,2 %
- L’Insee attendait 0,3 %
- Exportations et ménages soutiennent l’activité
Le chiffre compte presque autant que l’écart. Au printemps, la France a affiché une croissance de 0,2 %, selon la première estimation de l’Insee. C’est positif, oui. Mais c’est aussi moins que les 0,3 % anticipés jusque-là par l’institut.
Un chiffre positif, mais en dessous de la promesse
Après un premier trimestre en recul de 0,1 %, le retour dans le vert évite un scénario plus sombre. C’était l’une des craintes du moment, avec une récession envisagée dès ce second semestre. Résultat, la France ne décroche pas. Elle avance, mais à petits pas.
Ce décalage entre la prévision et le chiffre final dit quand même quelque chose de simple, l’activité résiste, sans accélérer franchement. Dans un contexte international que l’Insee qualifie d’incertain, ce n’est pas rien. Mais ce n’est pas non plus un vrai moteur retrouvé.
Les ménages repartent un peu, et ce n’est pas anodin
Il y a tout de même un point de soutien assez net, la consommation des ménages, qui rebondit légèrement. Pour une économie comme la France, où la demande intérieure pèse lourd, ce signal compte.
L’Insee précise que la demande intérieure finale, hors stocks, a de nouveau contribué positivement à l’évolution du PIB, à hauteur de +0,1 point. Au trimestre précédent, elle retirait 0,2 point. Le retournement reste modeste, bref, mais il existe.
Le vrai soutien vient surtout du commerce extérieur
Le ressort le plus visible du trimestre est ailleurs. Le commerce extérieur a apporté +0,6 point à la croissance, après une contribution négative de -0,8 point au premier trimestre.
Derrière ce mouvement, on retrouve des exportations en nette reprise. Elles ont progressé de 2,6 % entre avril et juin, alors qu’elles avaient chuté de 3,1 % sur les trois premiers mois de l’année. En gros, l’extérieur a davantage porté l’activité que la seule demande venue de l’intérieur.
Ce que ce petit +0,2 % raconte vraiment
Vous pouvez regarder ce trimestre de deux façons. D’un côté, la France évite la rechute et retrouve un peu d’élan grâce aux ménages et aux exportations. De l’autre, la croissance reste faible, très faible même, et inférieure à ce qui était espéré.
Pour le lecteur, ce que ça change est assez concret, l’économie ne bascule pas dans la récession à ce stade, mais elle ne donne pas non plus le sentiment d’un redémarrage solide. Et ça, pour les mois qui viennent, pèse sur toute la suite du débat économique.