Les actionnaires ont approuvé la fusion entre AB InBev et SABMiller . © Shutterstock.com

Les deux leaders de l’industrie de la bière approuvent leur fusion

Les actionnaires respectifs de AB InBev et SABMiller ont approuvé la fusion des deux groupes, qui formera un géant de l'industrie de la bière.

Il s’agit d’une méga-fusion dans le monde de la bière alors que les actionnaires de AB InBev et SABMiller ont approuvé ce mercredi 28 septembre les termes de la fusion des deux groupes. Le numéro un mondial du secteur, le belgo-brésilien AB InBev va donc absorber le numéro deux, l’anglo-sud africain SABMiller. Ainsi les marques Corona, Stella Artois, Leffe ou Budweiser, côtoieront Foster’s ou Coors.

Une fusion historique

Le PDG d’AB InBev, Carlos Brito, devrait diriger le futur géant et a déclaré dans un communiqué : “Nous sommes heureux que le vote de nos actionnaires nous permette de franchir une étape supplémentaire vers le regroupement de nos sociétés, de nos équipes, de notre héritage fort et de notre passion pour le brassage”. L’entreprise s’offre au passage une belle implantation en Afrique, notamment grâce au français Castel qui détient 20% des des activités africaines de SABMiller.

Du coté de SABMiller c’est 95% des porteurs de titres qui se sont exprimés en faveur de la fusion, bien au delà du seuil d’acceptation fixé à 75%. Le rachat est valorisé à 45 livres par action pour un total autour de 79 milliards de livres, soit 91,7 milliards d’euros. Si pour certains il s’agit d’un prix dans “le bas de la fourchette”, le conseil d’administration avait tranché la question en juillet et recommandé aux actionnaires d’accepter.

Une nouvelle organisation pour de nouveaux marchés

La fusion devrait être officialisée le 10 octobre prochain et le titre du nouveau groupe, qui gardera le nom d’AB InBev, sera coté principalement à Bruxelles, mais aussi à Johannesburg et à Mexico avec des cotations secondaires. Le siège administratif du futur géant mondial sera installé à Louvain en Belgique et le “bureau de management fonctionnel mondial” à New York, une structure qui appartenait déjà à AB Inbev avant l’opération.

Le groupe déclare également : “Après la finalisation du rapprochement, il est prévu de conserver les bureaux de SABMiller à Woking (Royaume-Uni) pendant une période transitoire”. Par la suite l’activité du futur géant sera divisée “en neuf zones géographiques (…) afin de maximiser les opportunités de croissance” notamment sur les marchés chinois et africains.