Donald Trump et Ursula von der Leyen s’accordent pour maintenir l’accalmie dans le conflit commercial

Image d'illustration. Europe drapeauxADN
Les États-Unis et l’Union européenne ont décidé de maintenir la suspension des mesures tarifaires instaurées lors de leur conflit commercial. Donald Trump et Ursula von der Leyen souhaitent ainsi éviter une nouvelle escalade économique entre les deux puissances.
Tl;dr
- Pause des droits de douane US-UE prolongée jusqu’au 9 juillet.
- Washington et Bruxelles entament de nouvelles négociations commerciales.
- L’UE menace d’imposer des taxes sur les importations américaines.
Un apaisement inattendu dans la guerre commerciale
C’est un tournant, ou du moins une pause : dimanche, la tension s’est légèrement relâchée entre Washington et Bruxelles, sur fond de guerre commerciale. Après plusieurs semaines d’escalade, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont choisi d’accorder un nouveau répit à leurs relations commerciales déjà mises à mal. L’annonce conjointe repousse ainsi au 9 juillet la fin de la suspension des droits de douane américains de 50 %, initialement prévue le 1er juin.
Négociations relancées, menaces persistantes
Ce délai supplémentaire n’a rien d’anodin. Rappelons que l’Union européenne avait agité début mai une menace claire : taxer pour près de 95 milliards d’euros d’importations américaines, automobiles et avions compris, si aucun compromis ne voyait le jour. De son côté, la Commission n’excluait pas non plus d’en appeler à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) face à ce qu’elle juge être des mesures unilatérales américaines.
Entretemps, les coups portés par le gouvernement de Trump n’ont pas manqué : trois vagues successives de surtaxes – 25 % sur l’acier et l’aluminium mi-mars, puis encore 25 % sur les automobiles, enfin 20 % sur le reste des produits européens dès avril. Seule concession : cette dernière série est temporairement gelée jusqu’à début juillet pour laisser place au dialogue, mais dans les faits, un droit de douane de 10 % pèse encore lourdement sur la majorité des biens européens exportés outre-Atlantique.
Des échanges directs entre dirigeants
La genèse de cette détente tient en partie à un échange direct : « Elle vient de m’appeler et elle a demandé une prolongation… Elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses », a confié Donald Trump, visiblement satisfait, peu avant son retour du New Jersey. Il poursuit : « Nous avons eu une très bonne conversation… nous allons rapidement nous rencontrer et voir si nous pouvons trouver une solution. » Pour sa part, Ursula von der Leyen, sur X, a salué ce « bon appel avec Donald Trump… L’Europe est prête à faire avancer les négociations rapidement et décisivement… Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet. »
L’enjeu d’un partenariat transatlantique majeur
Dans le contexte actuel, ces annonces ne peuvent masquer les crispations latentes. La présidente européenne rappelle pourtant l’importance du partenariat transatlantique : « L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde. » À quelques semaines du terme fixé pour trouver un terrain d’entente, la pression reste vive. Entre menaces tarifaires réciproques et volonté affichée de dialogue constructif, l’avenir commercial entre ces deux blocs majeurs demeure suspendu à quelques semaines décisives.
