Matthias Fell, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur . © Capture écran site du gouvernement

La France pour la fin des négociations sur le TAFTA

Le secrétaire d'état au Commerce extérieur a annoncé ce matin la volonté française de cesser les négociations pour le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA).

De l’orage dans l’air pour le traité de libre-échange transatlantique ? Peut-être si l’on en croit la déclaration du secrétaire d’état au Commerce extérieur Matthias Fekl. Il est passé mardi matin devant les micro de la radio RMC pour exprimer le désaccord français et annoncer la décision de quitter les négociations, face à la tournure trop inégale qu’elles prenaient.

La France ne soutient plus le TAFTA

L’homme politique a déclaré qu’il demandera “au nom de la France l’arrêt des négociations sur le TAFTA” d’ici fin septembre lors d’un réunion avec ses pairs européens à Bratislava. Il veut “l’arrêt pur, simple et définitif des négociations“. Et pour cause les négociations en cours ne sont pas du tout à l’avantage de l’Europe et les américains sont bien trop durs en affaires sur la question.

Matthias Fekl a déclaré que ceux-ci “ne donnent rien ou alors des miettes” et que les négociations souffrent d’un déséquilibre qui penche bien trop en faveur des États-Unis. Il a également déploré que “ce n’est pas comme ça qu’entre alliés on doit négocier” avant de suggérer qu’il faudra reprendre les négociations dans le futur lorsque la balance sera équilibrée.

Les négociations n’arrêteront pas pour autant

Une rupture des négociations qui vient conforter les déclarations de François Hollande en mai dernier qui n’était pas pour “un libre-échange sans règles.” Un accord que l’on déplore également de l’autre coté du Rhin, alors que le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a déclaré lundi son désaccord pour un traité dont les négociations n’avancent pas.

Même si la France rompt l’unanimité européenne au sujet du TAFTA, cela n’entraîne pas sa fin pour autant. Les 27 pays restants peuvent continuer à négocier en faveur du traité. Ils sont représentés par la Commission européenne et celle-ci peut très bien négocier légalement, sans opposition juridique possible. Reste à voir si la décision française amènera d’autres États à revoir leur engagement. De plus un même accord signé avec le Canada, le CETA, est toujours sur la table.