La tech mondiale trébuche après les Midterms, l’IA en première ligne

Ombres de traders en réflexion
Image d'illustration. Journée noire à la Bourse. — ADN

Le recul du Nasdaq 100 s’accélère après les élections américaines. Puces, IA et groupes liés à Elon Musk encaissent le choc.

En bref

  • Le Nasdaq 100 décroche depuis début octobre
  • L’IA et les puces subissent les plus fortes ventes
  • L’Asie suit le mouvement, Tesla aussi

Près de 2.208 milliards d’euros envolés, soit environ 2.400 milliards de dollars. C’est l’ordre de grandeur de la perte encaissée par les « Sept Magnifiques » depuis le record boursier du 6 octobre. Et ce n’est pas un simple trou d’air.

La victoire démocrate aux élections américaines de mi-mandat a accéléré une correction déjà engagée sur la tech. L’indice Nasdaq 100, très dominé par les grands noms du numérique, a lâché presque 15 % depuis ce sommet. Chez les géants, le recul cumulé atteint 9,5 %. Parmi les titres les plus touchés, Nvidia abandonne 24 %, Alphabet 18 % et Meta 16,5 %.

Des milliers de milliards envolés chez les poids lourds

Ce que le marché sanctionne, clairement, c’est la perspective d’un tour de vis réglementaire à Washington. Les valeurs liées à l’intelligence artificielle se retrouvent en première ligne, avec leur pire séance depuis des mois, parfois des années.

Le mouvement frappe d’abord les entreprises qui portent la hausse depuis longtemps. Apple, Microsoft, Google, Amazon, Meta, Nvidia et Tesla restent les piliers de la cote américaine. Quand elles reculent toutes en même temps, l’effet se propage partout.

Les puces et le cloud prennent la vague de face

Sur ce terrain, la chute des fabricants de semi-conducteurs est brutale. Nvidia, deuxième valorisation mondiale derrière Apple, a perdu 9,3 % jeudi, sa plus forte baisse quotidienne depuis janvier 2025.

Mais la sanction est encore plus lourde pour AMD, en baisse de 17,3 %. Broadcom a cédé 10,4 %, son pire recul depuis juin. Et Oracle, pourtant ancré dans le cloud, a perdu 6,9 %. Bref, ce ne sont pas seulement les stars de l’IA qui décrochent, c’est toute la chaîne technologique.

De Tokyo à Taïwan, la correction devient mondiale

L’onde de choc a vite dépassé Wall Street. À Tokyo, le Nikkei 225 recule de plus de 20 % par rapport à ses sommets de fin juin.

À Séoul, le Kospi, très exposé au secteur, plonge d’environ 45 % sur la période. Le Taiex taïwanais, qui culminait début octobre comme le Nasdaq, a pour sa part cédé plus de 20 % en un mois. Pour vous, ça change une chose simple, ce stress boursier ne concerne plus seulement quelques actions américaines, il touche un bloc entier de marchés très dépendants de la tech.

Les groupes liés à Elon Musk paient aussi la note

Les entreprises d’Elon Musk, soutien financier important des républicains pendant la campagne, n’ont pas été épargnées. Tesla a chuté de 10,8 %, sa deuxième plus forte baisse de l’année.

Et SpaceX a lâché 9,1 %, sa quatrième pire séance depuis son entrée en Bourse en juin 2026. La baisse s’inscrit dans le temps, avec une décote de près de 36 % pour SpaceX depuis mi-juin, et une capitalisation de Tesla encore 19 % sous son record de mai.

Germain Montor

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

Rédacteur web, je crée des contenus clairs et engageants.

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