L’UFC-Que Choisir dépose une nouvelle plainte dans l’affaire des airbags Takata

Image d'illustration. Vue rapprochée du compartiment d airbag intégré au volant d une voitureADN
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir annonce avoir déposé une nouvelle plainte concernant l’affaire des airbags défectueux produits par Takata, mettant en cause les risques encourus par les automobilistes français et la gestion du rappel des véhicules concernés.
Tl;dr
- Action de groupe lancée contre Stellantis.
- 1,7 million de véhicules immobilisés pour airbags Takata.
- L’UFC-Que Choisir réclame des indemnisations aux propriétaires.
Un dossier explosif autour des airbags Takata
Les conséquences de la défaillance des airbags Takata continuent de faire trembler le secteur automobile. Cette fois, c’est une action d’ampleur qui prend forme : l’association UFC-Que Choisir a annoncé ce mardi lancer une action de groupe contre le constructeur Stellantis. En ligne de mire, la gestion chaotique des rappels et l’immobilisation forcée des véhicules, mesures qui bouleversent le quotidien de milliers d’automobilistes.
Des mesures drastiques après un drame à Reims
Cette affaire n’est pas née d’hier. Fin juin, à la suite d’un accident tragique à Reims, causé par l’explosion d’un airbag lors d’une collision, les autorités françaises ont décidé d’accélérer les choses. Désormais, 1,7 million de voitures sont concernées par une interdiction temporaire de circuler — un chiffre gonflé par la récente immobilisation de 800 000 véhicules supplémentaires toutes marques confondues. Les modèles équipés du dispositif incriminé restent sur le carreau jusqu’à remplacement complet.
L’UFC-Que Choisir attaque frontalement Stellantis et Citroën
Face à l’ampleur du scandale, l’UFC-Que Choisir ne mâche pas ses mots. Selon elle, les fameuses mesures « stop drive » découlent directement de « l’incurie et la gestion chaotique de Stellantis et Citroën dans l’exécution de leur obligation générale de sécurité, constituant une faute du constructeur, et ouvrant ainsi le droit à réparation ». L’association estime que cette situation s’apparente à une négligence grave.
Côté victimes, au moins trois automobilistes ayant perdu la vie ces dernières années conduisaient une Citroën C3. Mais le problème dépasse largement nos frontières : ces airbags défectueux seraient liés à près de 60 décès dans 11 pays en quinze ans, dont 18 rien qu’en France.
Des demandes d’indemnisation inédites en France
Dans son recours inédit sur le sol français concernant cette catastrophe industrielle, l’association demande réparation pour différents préjudices subis par les consommateurs. De façon concrète, elle réclame notamment :
- une indemnité journalière pour chaque jour d’immobilisation forcée ;
- une compensation pour le préjudice moral lié à l’utilisation malgré eux d’équipements jugés dangereux.
Ce premier recours collectif pourrait bien marquer un tournant dans la défense des droits des propriétaires touchés par ce scandale majeur qui met au défi tout un pan du secteur automobile.
