Marine Le Pen fustige l’UE, qu’elle qualifie d’« empire marchand wokiste et ultralibéral »

Image d'illustration. Drapeau union europeenneADN
Marine Le Pen s’en est prise à l’Union européenne, qu’elle accuse d’incarner un modèle fondé sur le commerce, le libéralisme économique et des valeurs progressistes, remettant en cause l’orientation politique et sociale de l’institution.
Tl;dr
- Marine Le Pen dénonce l’Union européenne comme « empire oppressif ».
- Critique virulente de la politique migratoire européenne.
- Soutien affiché d’alliés d’extrême droite européens à Mormant-sur-Vernisson.
Un rassemblement marqué par la critique de l’Union européenne
Lors d’un événement rassemblant plusieurs figures majeures de l’extrême droite européenne à Mormant-sur-Vernisson, non loin de Montargis, la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, n’a pas ménagé ses mots contre ce qu’elle considère comme les dérives de l’Union européenne. Entourée d’alliés venus notamment de Hongrie, elle a dénoncé une institution devenue selon elle un « empire marchand, wokiste, ultralibéral » qui, toujours selon ses propos, œuvre ouvertement « contre nos nations ».
L’Europe critiquée pour sa gestion migratoire et ses promesses non tenues
Dans une ambiance de « Fête de la victoire », célébrant le score historique du Rassemblement national aux dernières élections européennes, le discours de la triple candidate à la présidentielle a insisté sur ce qu’elle appelle le rôle oppressif et manipulateur des instances bruxelloises. Elle a décrit l’UE comme un « cimetière de promesses non tenues politiquement » et une « machine bureaucratique froide, impersonnelle, autoritaire dans l’âme ». L’une des principales accusations porte sur la politique migratoire européenne, qu’elle a qualifiée tour à tour de « dilution démographique », « souscription au pacte du diable », voire « dissolution culturelle du continent européen ».
Voici les principaux axes polémiques évoqués :
- Délégation excessive des pouvoirs des États au profit de Bruxelles.
- Mise en cause du contrôle sur les frontières nationales.
- Craintes d’une transformation démographique majeure liée à la migration.
Soutien transnational et discours musclé contre Bruxelles
Non sans écho chez ses homologues européens présents, notamment chez le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le ton est resté dur. Ce dernier est allé jusqu’à comparer la gestion migratoire commune à un véritable « échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel européen ». Un argument repris avec force par Marine Le Pen, qui estime que ce projet vise tout simplement à priver les États membres de leur droit fondamental : décider souverainement qui entre et demeure sur leur territoire.
L’ordre comme leitmotiv face aux défis européens actuels
Derrière cette rhétorique offensive, transparaît la volonté d’« apporter de l’ordre en Europe aux côtés des alliés patriotes ». Si elle se défend ouvertement de vouloir quitter l’Union (« Nous ne voulons pas quitter la table… nous voulons gagner la partie pour rendre le pouvoir aux peuples »), son ambition reste celle d’une réorientation radicale des institutions européennes. Dans un contexte géopolitique tendu où la guerre en Ukraine vient s’ajouter aux inquiétudes intérieures, elle n’a pas manqué enfin d’exprimer son refus catégorique vis-à-vis du supposé « projet de guerre programmé auquel s’attellerait actuellement l’Union européenne avec toute son énergie ».
