Photo d'illustration. La justice . © Shutterstock.com

Mim : 800 emplois supprimés suite à la liquidation judiciaire

En redressement judiciaire depuis novembre dernier, Mim a finalement été liquidée par tribunal de commerce de Bobigny mercredi 26 avril. Près de 800 salariés se retrouvent sans emploi.

C’est officiellement la fin pour l’enseigne de mode à petits prix Mim. Après une longue dégradation financière et un redressement judiciaire prononcé en novembre dernier, le tribunal de commerce de Bobigny a confirmé mercredi 26 avril la liquidation judiciaire partielle de la chaine de vêtements. Un décision lourde de conséquences qui laisse près de 800 salariés sans emploi.

Liquidation judiciaire et suppression de 791 emplois

Après plusieurs offres de reprises et plusieurs faux espoirs, la société avait trouvé un repreneur partiel en l’enseigne suisse Tally Weijl associée avec le français Etam. Le duo s’était engagé à reprendre 71 magasins sur les 323 points de vente français, dont 90 affiliés. Pas de quoi sauver la totalité des 1.078 employés du groupe malheureusement.

Seuls 287 des salariés de l’enseigne conserveront leur poste, tandis que les 791 autres postes en CDI se retrouvent sans emploi avec la fermeture immédiate de 162 boutiques ordonnée par la justice. “La société Mim a continué à générer un niveau de pertes très important, incompatible avec toute perspective de rétablissement d’une profitabilité” aurait estimé le tribunal d’après Le Monde.

Projet de SCOP échoué

La santé financière du groupe ne s’améliorait pas depuis des années après plusieurs rachats successifs et un contexte difficile du secteur textile. Après être passée entre les mains du britannique New Look en 2003, la chaîne de vêtements féminins avait été revendue au chinois Main Asia. Un acquisition qui avait entrainé une hausse des prix et une baisse de qualité. Le chiffre d’affaires n’a cessé de baisser pour atteindre 150 millions d’euros en 2016, avec une perte de 9 millions. Les pertes cumulées atteignaient les 60 millions d’euros.

Une dizaine de salariés, dont deux dirigeants, avaient tenté un projet de Scop (société coopérative ouvrière et participative) pour reprendre les établissements non rachetés par Tally Weijl et Etam. Ils espéraient sauver 550 emplois et 120 magasins, mais le projet n’aura pas convaincu les salariés de l’entreprise, ni le tribunal de commerce.