Nouveau revers pour Minelli, le chausseur une fois de plus en redressement judiciaire

Image d'illustration. Chaussures dans une boutique. ADN
La marque française de chaussures Minelli traverse une nouvelle période difficile, confrontée une fois de plus à une procédure de redressement judiciaire. Cette décision intervient alors que l’enseigne peine à redresser durablement sa situation financière fragile.
Tl;dr
- Minelli placé à nouveau en redressement judiciaire.
- Reprise de 2023 n’a pas suffi, pertes persistantes.
- Effectifs fortement réduits après le sauvetage.
Nouvelle crise pour Minelli : l’enseigne replonge
En pleine tourmente, Minelli connaît un nouveau revers. La marque de chaussures et maroquinerie, emblématique depuis sa création en 1973, a été placée une fois de plus en redressement judiciaire. Selon des informations obtenues par l’AFP, cette décision fait suite à une période sous sauvegarde judiciaire qui, faute de redressement financier, s’est soldée par la cessation de paiements.
Des investisseurs mobilisés… pour peu de résultats
Après avoir frôlé la liquidation à l’automne 2023, Minelli avait pu être sauvée grâce à un consortium d’investisseurs, parmi lesquels figurait la marque de vêtements Mes Demoiselles Paris. Ce rachat s’était accompagné de la création d’une nouvelle structure, baptisée Maison Minelli. Malgré cette opération – synonyme d’espoir pour les équipes restantes –, la marque n’est pas parvenue à sortir la tête de l’eau durant la période d’observation imposée par le tribunal des activités économiques de Paris.
Pertes financières et restructurations sévères
Le dernier exercice publié – 2024-2025 – affiche un déficit préoccupant de 3,7 millions d’euros. Selon les conclusions du tribunal, « une dizaine de boutiques reprises s’avèrent être déficitaires », ce qui pèse lourdement sur le redressement espéré. Cette situation financière difficile a eu des conséquences humaines marquantes : lors du précédent sauvetage, les effectifs sont passés brutalement d’environ 600 à moins de 200 salariés. Difficile dans ce contexte d’imaginer une reprise sereine.
Voici les principales difficultés identifiées lors du jugement :
- Pertes accumulées persistantes malgré la relance récente ;
- Boutiques déficitaires parmi celles maintenues ;
- Réduction drastique des emplois pour tenter d’alléger les charges.
L’avenir reste incertain pour l’enseigne historique
Fondée il y a plus de cinquante ans, la marque se retrouve aujourd’hui à nouveau dans l’incertitude. Malgré la mobilisation des repreneurs en 2023 et une restructuration profonde, le contexte économique semble peu favorable au secteur. Si aucune solution durable n’émerge rapidement, c’est tout le modèle économique de cette enseigne bien connue du prêt-à-porter qui risque d’être remis en cause.
