Naf Naf en redressement judiciaire : l’avenir de 600 salariés en suspens

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Image d'illustration. Shopping vetements — ADN

L’enseigne de prêt-à-porter Naf Naf, confrontée à d’importantes difficultés financières, a été placée en redressement judiciaire. Cette procédure fait peser une lourde incertitude sur l’avenir de ses salariés, dont 600 postes sont désormais menacés.

  • Naf Naf en redressement judiciaire pour la troisième fois.
  • 600 emplois menacés, forte incertitude sociale.
  • Plan de redressement envisagé par la direction turque.

Un nouveau revers pour Naf Naf

La marque emblématique de prêt-à-porter féminin, Naf Naf, traverse à nouveau une période difficile. À peine sortie d’une précédente crise grâce à son rachat en juin dernier par le groupe turc Migiboy Tekstil, l’enseigne se retrouve placée, pour la troisième fois de son histoire, en redressement judiciaire. Cette décision du tribunal de commerce de Bobigny, intervenue vendredi dernier, résonne comme un coup dur supplémentaire pour les quelque 600 salariés français.

Lourd passif et tensions sur la trésorerie

Les difficultés de trésorerie se sont accumulées au fil des mois, menant l’entreprise à une impasse financière : « en cessation de paiements, elle ne peut faire face à son passif exigible avec son actif disponible », souligne le jugement. Alors que le chiffre d’affaires 2024 avoisine les 47 millions d’euros, le passif atteint, lui, la barre des 44 millions. Cette situation précaire fragilise fortement la position de la société sur un marché déjà complexe.

Période d’observation sous haute tension

Pour l’heure, le tribunal a écarté la liquidation immédiate et accordé à Naf Naf une période d’observation de six mois. Cette étape doit permettre à la direction turque, qui souhaite « continuer à faire exister la marque et présenter un plan de redressement », de proposer une solution viable. Une audience est d’ores et déjà programmée pour le 23 juillet afin d’évaluer l’évolution du dossier.

Face à cette incertitude persistante, la CFDT évoque « une grande période d’incertitude » et alerte sur les conséquences sociales majeures qui pourraient découler d’un échec du plan envisagé.

L’emploi au cœur des préoccupations

En juin dernier, lors du rachat par Migiboy Tekstil, l’espoir renaissait : plus de 520 postes avaient été sauvés sur 586 grâce à une offre dépassant 1,5 million d’euros. Mais aujourd’hui, plusieurs scénarios se dessinent. Selon les représentants syndicaux :

  • Réorganisation drastique : fermetures probables de magasins et réduction du siège.
  • Liquidation judiciaire : vente au plus offrant des actifs et impact social désastreux.

La question demeure : la marque iconique du prêt-à-porter saura-t-elle éviter une issue fatale ? Les prochains mois seront décisifs pour ses salariés comme pour l’ensemble du secteur français du textile.