Où dénicher les ultimes stocks bradés d’Habitat en liquidation judiciaire?

Habitat, célèbre enseigne de mobilier, fait ses adieux avec la fermeture prochaine de ses 25 magasins en France. Quel sera le sort des stocks restants, encore invendus ?

  • Habitat en liquidation judiciaire, 25 boutiques ferment.
  • Plus de 380 employés perdent leurs emplois.
  • Des milliers de clients attendent des livraisons non honorées.
  • Le devenir des stocks invendus reste incertain.

Le déclin de l’enseigne Habitat

Fin de parcours pour l’enseigne d’ameublement et de décoration, Habitat. Avec une fermeture imminente de 25 boutiques en France, c’est un pan de l’histoire du design abordable qui s’effondre. Le tribunal de commerce de Bobigny a rendu le verdict fin décembre : « aucune possibilité d’élaboration d’un plan de redressement ». Ce sont ainsi plus de 380 personnes qui se retrouvent sans emploi.

Des clients en attente et des stocks invendus

La liquidation d’Habitat n’est pas sans conséquence. Des milliers de clients attendent la livraison de leurs commandes, livraisons qui ne seront probablement jamais effectuées. Et si l’année dernière, l’enseigne Made.com, placée en liquidation judiciaire, avait revendu ses stocks invendus à l’enseigne NOZ, la question se pose aujourd’hui pour Habitat. Que va-t-il advenir des derniers stocks invendus ?

Une gestion controversée

Un point est ressorti de cette liquidation : la gestion de l’enseigne par son dernier propriétaire, Thierry Le Guénic. Malgré un investissement de 12 millions d’euros, des collaborateurs ont dénoncé une mauvaise gestion qui aurait précipité la chute de l’enseigne. Selon l’ancien PDG, son échec serait dû à « un contexte économique très défavorable et des résistances internes manifestes ».

Le sort des invendus

Il est probable que les derniers stocks d’Habitat soient rachetés à prix cassés par un concurrent ou un grossiste, à l’instar de ce qui a pu se passer lors de la liquidation de Made.com. Les fournisseurs d’Habitat pourraient également demander à récupérer une partie des invendus en guise de compensation, grâce à une clause de réserve de propriété. Pour l’instant, aucun détail n’a été communiqué sur l’avenir des stocks invendus.

L’avis de la rédaction

La chute d’Habitat marque sans aucun doute la fin d’une époque. C’est un véritable coup dur pour le secteur de l’ameublement et de la décoration en France. En dépit des difficultés évoquées par la direction, il serait approprié de se pencher sur les enseignements à tirer de cette situation. Une réflexion sur la gestion des stocks, la satisfaction de la clientèle et le rôle de la concurrence dans le secteur de la décoration d’intérieur s’impose. En espérant que ce triste épisode ne soit pas le prélude à d’autres déconvenues dans ce secteur.