Image d'illustration, des bonbonnes de gaz . © Pixabay / Public Domain

Des ouvriers de GM&S dans la Creuse on piégé l’usine pour lutter contre sa liquidation

Après des négociations échouées ce jeudi 11 mai et la menace d'une liquidation judiciaire, des ouvriers de GM&S occupent l'usine et affirment l'avoir piégée avec des bonbonnes de gaz.

Au bout du rouleau, les ouvriers de l’équipementier automobile GM&S Industry à La Souterraine dans la Creuse ont décidé de se faire entendre. Alors que l’entreprise est menacée de liquidation judiciaire ils reprochent aux constructeurs Renault et PSA, les deux principaux clients de l’usine, de ne pas maintenir un volume de commandes suffisant et de bloquer les négociations de reprise du site.

Usine piégée avec des bonbonnes de gaz

Les ouvriers de l’usine comptent bien faire pression sur PSA et Renault, afin qu’ils s’engagent à maintenir un volume de commandes suffisant. Et pour cela ils s’en sont pris au matériel. Les salariés ont commencé par découper en deux une presse au chalumeau et écraser une machine-outil. Mais ils sont même prêt à “tout faire péter” comme en témoignent les slogans peints sur certains réservoirs d’Air Liquide.

Ils affirment en effet avoir piégé l’usine avec des bonbonnes de gaz et des bidons d’essence, selon des informations de Franceinfo. Pour Vincent Labrousse, le représentant syndical, il n’y a pas d’autre solution : “Nous refusons d’être baladés une minute de plus (…) Cela fait six mois que l’on se bat, et nous sommes désolés d’en arriver là, mais aujourd’hui la menace, c’est celle d’une liquidation pure et simple. Si tel devait être le cas, l’usine ne sera pas rendue intacte!”.

La menace d’une liquidation judiciaire

Les 279 salariés du site sont près à tout pour sauver leur usine et leur emploi. GM&S, second employeur privé du département est sous le coup d’un redressement judiciaire depuis décembre dernier et a jusqu’au 23 mai pour trouver un repreneur.

Le premier sous-traitant français de l’emboutissage, GMD, s’était montré intéressé par le site à plusieurs reprises. Mais les négociations de la direction de crise avec les constructeurs automobiles afin d’obtenir des engagements fermes sur les commandes ont échouées après plusieurs semaines, faisant capoter les conditions de reprise par GMD. Les représentants des salariés veulent être considérés “comme des interlocuteurs sérieux” et réclament à présent une rencontre avec PSA, Renault et le président, Emmanuel Macron.

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