Logo Peugeot . © Pixabay / Public Domain

PSA sous le coup d’une information judiciaire dans le cadre du “dieselgate”

Le constructeur fait l'objet d'une enquête des juges d'instructions pour une potentielle tromperie suite au scandale des moteurs truqués.

Peugeot est à son tour plongé dans la tourmente du dieselgate. Après Volkswagen, Fiat et Renault, le groupe PSA est sous le coup d’une information judiciaire ouverte le 7 avril dans le cadre du scandale des moteurs truqués. Le constructeur au Lion est soupçonné par le parquet de Paris d’avoir minimisé les émissions polluantes de ses véhicules.

Peugeot dans la tourmente dieslgate

Si l’information judiciaire lancée contre X ne nomme pas expressément PSA, elle découle des informations transmises par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) après son enquête suite au scandale dieselgate démarré par Volkswagen fin 2015.

La procédure porte sur des soupçons de “tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués, avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l’homme ou de l’animal”. Les juges d’instruction doivent désormais déterminer si le groupe PSA a truqué les résultats de ces moteurs en matière de pollution.

Bon élève ou tricheur ?

Cette procédure demeure toutefois étonnante compte tenu des résultats de PSA à ce sujet. Le constructeur faisait figure de bon élève lors des tests pratiqués par la commission Royal en 2016, qui n’avait détecté aucun logiciel de fraude. Contrairement à Renault et Fiat, PSA avait également recours au dispositif SCR sur ces modèles, une technologie plus chère mais plus efficace pour piéger les polluants.

Le groupe a réagit et souhaite “éviter tout amalgame et défendre ses intérêts”. Le constructeur assure dans son communiqué qu’il respecte “les réglementations dans tous les pays où nous opérons” et que ses “véhicules n’ont jamais été équipés de logiciel ou de dispositif permettant de détecter un test et d’activer un dispositif de traitement des polluants qui serait inactif en usage client”. Pour l’instant la justice ne semble pas convaincue et PSA fait face à une amende pouvant aller jusqu’à 10% de son chiffre d’affaires annuel.