Quelle est cette nouvelle taxe qui menace votre boulangerie ?

Image d'illustration. Billet boulangerie
Image d'illustration. Billet boulangerie — ADN

Découvrez cette nouvelle taxe qui menace de vider les caisses de votre boulangerie locale : une réalité qui pourrait chambouler votre quotidien !

  • Les boulangers français s’opposent à une nouvelle taxe sur les emballages.
  • La taxe vise à réduire l’impact environnemental des emballages.
  • Les professionnels craignent une baisse de leurs marges et une complexité administrative accrue.

Un grain de sel dans la farine : la nouvelle taxe sur les emballages

Depuis le début de l’année 2025, les métiers de bouche en France, dont les boulangers, font face à une nouvelle taxe sur les emballages. Une mesure qui suscite l’indignation des professionnels. Ils estiment que cette taxe menace leur activité et complique davantage leur gestion administrative.

Une taxe pour un meilleur environnement

L’Adelphe, éco-organisme chargé de l’accompagnement des entreprises dans la réduction de l’impact environnemental de leurs emballages et papiers, défend cette taxe. Selon cet organisme, chaque passage en caisse coûtera aux boulangers 0,0079 euro hors taxe. Les fromagers crémiers et les boucheries-charcuteries traiteurs seront également concernés, avec des coûts respectifs de 0,0216 euro et 0,0223 euro.

Un coût supplémentaire pour les boulangers

Les professionnels de la boulangerie estiment que cette taxe représente une charge financière importante. « Cette contribution de 0,0079 euro, ça peut paraître peu. Mais sur 900 passages par jour, multiplié par 320 jours d’ouverture, ça fait dans les 2.500 euros par an », souligne Jérémy Keil, propriétaire de trois boulangeries à Strasbourg.

Une complexité administrative accrue

Les boulangers dénoncent également une complexité administrative accrue. « Ils vont s’appuyer sur quoi pour vérifier cette taxe ? De nombreux boulangers vendent une grosse partie de leurs pains à la restauration, et cela va fausser le nombre de passages en caisse. On est de nouveau sur un truc où on lance une taxe mais en termes de contrôle il n’y a rien », s’inquiète José Arroyo, président de la Fédération patronale de la boulangerie du Bas-Rhin.

Face à ces difficultés, les boulangers cherchent des solutions pour maintenir la qualité de leurs produits sans augmenter leurs prix. Un défi de taille pour ces artisans qui ont encore du pain sur la planche.