Réduction des indemnités pour arrêts maladie des salariés

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Image d'illustration. Eternuement — ADN

Découvrez comment la baisse des indemnités des arrêts maladie va impacter tous les salariés : êtes-vous prêt pour ce changement majeur ?

  • Indemnisation des arrêts maladie modifiée à partir du 1er mars/avril.
  • Objectif : contenir le déficit de la Sécurité sociale.
  • La CFDT dénonce une mesure touchant les salariés les plus fragiles.

Indemnisation des arrêts maladie : un changement majeur

Alerte pour les travailleurs du secteur public et privé. Une modification significative de l’indemnisation des arrêts maladie est prévue respectivement à partir du 1er mars et du 1er avril, annonce le ministère du Travail.

Un objectif de réduction du déficit

Derrière cette décision, le gouvernement vise à freiner l’augmentation du déficit de la Sécurité sociale, qui pourrait s’élever à plus de 22 milliards d’euros en 2025, selon le budget validé par le Parlement.

L’économiste de la santé Frédéric Bizard éclaire sur les projections de l’État, qui espère réaliser « au moins 600 millions d’euros » d’économies, soit moins de 10% du coût total des arrêts maladie, évalué à environ 8 milliards d’euros. Les inspections générales des finances et des affaires sociales estiment que cette mesure pourrait permettre d’économiser jusqu’à 900 millions d’euros sur un an.

Impact sur les travailleurs

Concrètement, comment cela impactera-t-il les travailleurs ? Jusqu’à présent, les fonctionnaires bénéficiaient d’une indemnisation intégrale pendant les trois premiers mois d’arrêt maladie. À partir du 1ᵉʳ mars, cette prise en charge sera réduite à 90% pendant 90 jours puis à 50% du salaire à partir du quatrième mois.

Les salariés du privé, quant à eux, recevaient une indemnisation à partir du quatrième jour d’arrêt maladie. Dès le 1ᵉʳ avril, le plafond des indemnités journalières de la Sécurité sociale passera à 1,4 Smic, contre 1,8 fois le Smic actuellement. « Dans les faits, cette révision devrait entraîner une augmentation de la charge pour les employeurs. »

Une mesure critiquée

La CFDT a vivement réagi à cette annonce, dénonçant une « mesure brutale » qui touchera en premier lieu « les salariés les plus fragiles, notamment les travailleurs en arrêt supérieur à 90 jours sans prévoyance, les salariés du particulier employeur et les salariés avec peu d’ancienneté et donc non couverts ».