Jusqu’à 60% de majoration, 1 666 communes concernées en 2026, exonérations sous conditions : la facture des résidences secondaires peut nettement monter.
En bref
- La majoration peut atteindre 60% en zone tendue
- 1 666 communes ont relevé la taxe en 2026
- Des exonérations existent sous conditions strictes
Jusqu’à 60% de majoration. C’est le plafond que certaines communes peuvent appliquer sur la taxe d’habitation des résidences secondaires en 2026. Pour un propriétaire, la différence se voit vite sur l’avis d’imposition.
Une taxe qui ne disparaît pas, bien au contraire
La suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales ne concerne pas les logements secondaires. Eux restent soumis à cette taxe locale, en plus de la taxe foncière. Et dans les zones où le marché locatif est jugé saturé, la commune peut voter une surtaxe importante.
L’idée est connue, pousser les propriétaires à remettre ces logements sur le marché en location longue durée, plutôt que de les laisser inoccupés une grande partie de l’année. Pour vous, le point clé est simple : posséder un bien dans une commune tendue peut coûter nettement plus cher qu’il y a quelques années.
Pourquoi certaines communes peuvent alourdir la note
Ce pouvoir n’est pas ouvert à toutes les villes. Un décret fixe les agglomérations autorisées à appliquer cette majoration. Plusieurs centaines de communes, notamment touristiques ou littorales, ont déjà choisi de durcir la fiscalité sur les propriétaires non-résidents.
Plus parlant encore, 40 villes appliquent déjà la surtaxe maximale autorisée. Et la pression ne se limite pas à ce seul levier : la taxe d’habitation a augmenté dans 1 666 communes en 2026 pour financer les services publics locaux. Résultat ? Même sans majoration au plafond, la note peut grimper.
Comment le fisc calcule la facture
Le calcul repose sur la valeur locative cadastrale réévaluée du logement. À cette base s’ajoutent les taux votés par la commune, puis, le cas échéant, la majoration décidée en conseil municipal. economie.gouv.fr détaille ce mécanisme.
Bon, ce n’est pas le calcul le plus intuitif. Mais le comprendre permet au moins une chose, vérifier si l’avis reçu correspond bien à la situation du bien et aux taux locaux réellement votés.
Des exonérations existent, mais il faut monter un dossier solide
Tout n’est pas figé. La loi prévoit des cas d’exonération, partielle ou totale, pour les contribuables contraints d’occuper un second logement pour des raisons professionnelles. Même logique pour les personnes hébergées en établissement de soins, ou pour un bien devenu totalement inhabitable.
Encore faut-il agir vite. La demande passe par une réclamation officielle auprès du centre des finances, avec des preuves concrètes. Crédit Agricole e-immobilier cite par exemple les justificatifs de mise en vente effective ou d’éloignement professionnel. Sans pièces solides, la demande est rejetée.
Changer l’usage du bien peut modifier la note
Il existe aussi des alternatives sur le statut du logement. Transformer la résidence secondaire en résidence principale, louer avec un bail classique ou opter pour une location meublée saisonnière peut changer la fiscalité appliquée.
Mais tout dépend des contraintes juridiques et de l’usage réel du bien. En gros, ce dossier ne se résume pas à une surtaxe de plus : pour le propriétaire, il touche directement au budget annuel et à la rentabilité du logement.