Vin : les agriculteurs français vont être amputés de 28 à 30 % de leurs récoltes suite à l’épisode de gel
Suite à l’épisode de gel, nous apprenons aujourd’hui que le secteur du vin aurait perdu presque un tiers de ses récoltes.
Durant le mois d’avril, les agriculteurs ont connu un épisode de gel exceptionnel dans l’hexagone. Suite à cet évènement météorologique inédit, le gouvernement a rapidement réagi afin de soutenir les pertes sur les exploitations avec notamment une enveloppe de 1 milliard d’euros à destination des agriculteurs touchés. Aujourd’hui, un bilan provisoire annonce une diminution de 28 à 30 % des récoltes de vin en 2021.
Un évènement de gel destructeur
D’après un rapport provisoire de l’organisme public FranceAgriMer, la France « pourrait perdre entre 12,5 et 15 millions d’hectolitres » suite au récent épisode de gel constaté sur le territoire. Pour rappel, les récoltes s’élevaient à 44,5 millions d’hectolitres sur les cinq dernières années. Lors du dernier évènement de gel en 2017, les récoltes s’élevaient notamment à 37,6 millions d’hectolitres. L’année 2021 comptabiliserait ainsi selon les estimations une récolte s’élevant à 32 millions d’hectolitres.
Nous apprenons ainsi que les récoltes de vin pour l’année 2021 devraient diminuer d’environ 28 % à 30 % par rapport aux récoltes moyennes des cinq dernières années. Au niveau financier, cela représenterait un manque à gagner compris « entre 1,5 et 2 milliards d’euros » pour le secteur viticole selon Ygor Gibelind, délégué pour la filière viticole à FranceAgriMer. Il estime tout de même qu’il faut prendre ce bilan prévisionnel « avec précaution ». En effet, cela prendra encore du temps pour estimer précisément les dégâts de cet évènement météorologique.
De son côté, Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et président du conseil spécialisé « Vin et cidre » de FranceAgriMer, estimait le 15 avril que près d’un tiers des récoltes seraient perdues soit « à peu près deux milliards d’euros ». Le cabinet de ministre de l’Agriculture a récemment souligné que « les estimations de pertes par les professionnels semblent cohérentes avec celles de nos services ».
