Consommation de vin mondiale : au plus bas depuis 1961

Image d'illustration. Stockage de vinADN
Découvrez pourquoi la consommation mondiale de vin a chuté à son niveau le plus bas depuis l'année 1961 !
Tl;dr
- Consommation mondiale de vin atteint un plus bas niveau depuis 1961.
- Baisse due à des marchés clés en déclin et à une augmentation des prix.
- La production de vin a également diminué, atteignant son plus bas niveau en 60 ans.
Le vin, un plaisir en déclin
Le vin, bien qu’étant la boisson alcoolisée la plus appréciée des Français, connaît des heures sombres. Selon l’Organisation internationale du vin (OIV), sa consommation mondiale a atteint en 2024 son plus bas niveau depuis 1961, sous l’effet de diverses incertitudes économiques.
Des chiffres alarmants
Le rapport annuel de l’OIV indique une diminution des achats de vin de 3,3 % par rapport à 2023, soit 214,2 millions d’hectolitres (mhl). Si cette estimation se confirme, il s’agira du volume le plus faible enregistré depuis 1961 (213,6 mhl). Giorgio Delgrosso, responsable de la division statistiques de l’OIV, parle de « la tempête parfaite ».
- La demande a diminué sur des marchés clés comme les États-Unis.
- Les prix moyens ont augmenté en raison de faibles volumes de production, de l’augmentation des coûts et de l’inflation générale.
- La consommation est en baisse depuis 2018 (-12 %), avec une diminution notable des ventes en Chine malgré un rebond post-Covid en 2021.
Un tournant générationnel
« Il y a une baisse générationnelle : on ne boit plus que dans un cadre festif et les jeunes consomment moins que leurs parents », rapporte Nicolas, caviste français. Il estime cependant que « on boit moins, mais mieux », avec une augmentation du coût des produits. Les États-Unis, premier marché mondial, ont vu leur consommation régresser de 5,8 %, à 33,3 mhl.
Une production en baisse
La production viticole a également reculé en 2024 à son plus bas niveau depuis plus de soixante ans, de 4,8 % à 225,8 mhl. Les récoltes ont souffert d’une pluviométrie excessive dans certaines zones et de sécheresse dans d’autres. L’Europe, qui représente 61 % du total, a connu la récolte la plus faible du siècle.
Ainsi, malgré une consommation et une production en baisse, l’industrie du vin reste optimiste. Pour Delgrosso, la diminution de la surface cultivée peut être une réponse au marché, mais aussi un signe d’efficacité améliorée ou l’effet de réglementations.
