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Hollande se pose en président protecteur face au terrorisme et décrète l’état d’urgence contre le chômage

Actualité > Politique > François Hollande
Par Michele Lejeune,  publié le 1 janvier 2016 à 2h15.

« Mon premier devoir, c’est de vous protéger »: François Hollande s’est de nouveau posé jeudi soir en président protecteur face à une menace terroriste « à son plus haut niveau », décrétant l' »état d’urgence économique et social » pour lutter contre le chômage, sa « première priorité ».

« Françaises, Français, je suis fier de vous », a lancé le chef de l’Etat dans ses voeux pour 2016, « année de vaillance et d’espérance », après 2015, « année de souffrance et de résistance ».

« Malgré le drame, la France n’a pas cédé, malgré les larmes, elle s’est tenue debout, face à la haine, elle a montré la force de ses valeurs, celles de la République », a-t-il fait valoir.

Filmé en plan serré, debout à son pupitre dans le Salon Napoléon III de l’Elysée, il s’exprimait là-même où il avait pris la parole en janvier, après l’attentat contre Charlie Hebdo, puis à la mi-novembre, lorsqu’une nouvelle vague d’attaques jihadistes a fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Le ton grave, le chef de l’Etat a de nouveau averti ses compatriotes, alors que plus de 100.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour la nuit de la Saint-Sylvestre: « je vous dois la vérité, nous n’en avons pas terminé avec le terrorisme, la menace (…) reste même à son plus haut niveau, nous déjouons régulièrement des attentats ».

Louant l’action des forces armées françaises contre le groupe Etat islamique, François Hollande l’a assuré: « les coups portent, les jihadistes reculent ». Et la France continuera « autant que nécessaire », s’est engagé le chef des armées.

Le président a par ailleurs justifié son projet de révision de la Constitution qui doit selon lui « donner un fondement incontestable au recours à l’état d’urgence lorsqu’un péril imminent nous fait face » et permettre de « déchoir de la nationalité française les individus condamnés définitivement pour crimes terroristes ».

S’il a jugé le débat sur ce point « légitime », François Hollande a maintenu fermement son cap et appelé les Français à ne pas se « désunir ».

La France « doit prendre les bonnes décisions au-delà des clivages partisans », a-t-il encore plaidé, se posant en « garant » du respect des « principes essentiels », alors que la déchéance de nationalité divise profondément à gauche.

– ‘Devoir sacré’ –

Toujours drapé dans son costume de père de la Nation qui lui a valu une remontée spectaculaire dans les sondages au lendemain des attentats du 13 novembre, François Hollande s’est élevé contre les profanations de lieux de culte, comme une « salle de prière » en Corse. « Ces gestes-là ne resteront jamais impunis », a-t-il souligné.

Puis face à « l’état d’urgence économique et social », il a annoncé « un plan massif de formation des demandeurs d’emploi » avec « 500.000 personnes de plus accompagnées vers les métiers de demain » et pour les PME où « les emplois se créent », « de nouvelles aides à l’embauche (…) dès le début de la nouvelle année ».

Autre priorité: l’apprentissage, car « l’effort en faveur de la génération qui vient, c’est un devoir sacré ».

« Je fixe l’objectif qu’aucun apprenti ne soit sans employeur et qu’aucun employeur ne demeure sans apprenti », a-t-il détaillé, demandant aussi au gouvernement d’engager « par étapes », la « généralisation » du service civique.

François Hollande s’est félicité aussi de la « réussite » de la COP21, « un résultat considérable » qui se traduira par un « programme de grands travaux pour la rénovation de nos bâtiments, pour le développement des énergies renouvelables et pour la croissance verte ».

Avec des accents mitterrandiens, il a exalté « l’amour de la patrie », au « cœur » de son engagement. L’avenir de la France n’a « jamais (été) dans le repli, la fermeture, la discrimination ou la nostalgie », a-t-il cependant ajouté dans une claire allusion à la montée du Front national.

Puis il a joint le geste à la parole, se rendant au pied des Champs-Elysées pour aller à la rencontre de quelques-uns des plus de 100.000 membres des forces de sécurité et de secours en cette nuit de la Saint-Sylvestre.

« Rien d’audacieux qui puisse nourrir l’espérance en économie », a déploré le député Les Républicains Hervé Mariton.

« Je souhaite que l’appel du président de la République à faire vivre l’unité nationale soit entendu de tous », a déclaré pour sa part le président du groupe PS de l’Assemblée Bruno Le Roux.

Quant à Marine Le Pen, présidente du FN, elle a jugé que « rien ne montre ce soir que le président ait pris la mesure de la situation de la France ».

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  • – ‘Devoir sacré’ –
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